Les confitures, au plaisir des fruits et des saisons

Les confitures, au plaisir des fruits et des saisons | Cultures Sucre

Juillet 2025

La confiture est une recette ancestrale qui semble plus que jamais en phase avec son époque. Depuis l’origine et le choix des ingrédients jusqu’au plaisir de la dégustation, elle incarne des valeurs de référence pour les consommateurs d’aujourd’hui.


Des fruits et du sucre : difficile de faire plus simple... Même si l’on ajoute une touche de pectine gélifiante, d’épices ou de condiments, la confiture est un aliment du quotidien dont la liste d’ingrédients est, par nature, réduite au minimum. Le principe repose, en effet, sur la combinaison de trois éléments qui assurent la gélification, la conservation et la texture : la concentration en sucre, la pectine (fibre naturelle présente dans les fruits) et l'acidité.

 

Pourquoi le sucre protège la confiture ?


La confiture désigne l’art de conserver des fruits en les faisant cuire et en les concentrant avec du sucre qui joue son rôle de conservateur naturel. Tout d’abord, la cuisson permet d’éliminer les micro-organismes présents dans les fruits et d’évaporer une grande partie de l’eau contenue dans les fruits. Puis, lorsque le mélange se concentre, le sucre capte la part d’eau non évaporée, ce qui a pour effet de bloquer le développement des bactéries, levures et moisissures. Plus le taux de sucres [1] est élevé, plus la protection se prolonge dans le temps.

 

Des sucres pour réussir ses confitures

Pour réaliser les confitures, on utilise traditionnellement du sucre blanc cristallisé auquel on ajoute un jus de citron mais on peut également recourir à du sucre pour confitures qui simplifie la fabrication tout en garantissant le résultat. Il s’agit tout simplement d’un sucre cristallisé auquel est ajouté en petite quantité (environ 2 %) un ou plusieurs ingrédients d’origine naturelle qui favorisent la prise des confitures : pectine, acide citrique, jus de citron...

De plus, il en existe plusieurs variantes ayant leur propre utilité : raccourcir le temps de cuisson par rapport au mode de cuisson « traditionnel » (la cuisson courte permet également de mieux préserver la saveur des fruits), faire prendre la confiture lorsqu’on met en œuvre des fruits pauvres en pectine (fraises, cerises, pêches...), réaliser des gelées homogènes à base de fruits écrasés ou de jus de fruits (framboises, coings...).

Les caractéristiques et applications respectives des sucres pour confitures sont indiquées sur l’emballage. Cette offre diversifiée et facilement accessible dans le commerce rend inratables ses confitures, gelées et marmelades. Enfin, que les confiturier(e)s maison se rassurent : au cas où ils n’auraient pas utilisé un sucre « spécial confiture » et qu’il faille « rattraper » une confiture trop liquide ou trop cristallisée, il existe des solutions : en cas de nécessité, consultez nos astuces.

Les valeurs du fait maison

Près d’un Français sur deux réalise des confitures plusieurs fois par an [2]. Cette pratique s’inscrit dans l’engouement pour le fait maison où le sucré occupe une place prédominante. Comment rester insensible à la magie des confitures maison ? L’odeur sucrée qui envahit la cuisine, le clapotis du sirop qui mijote doucement, la satisfaction de remplir les pots et de préparer les étiquettes…

Outre le plaisir sensoriel, faire ses confitures c’est déjà choisir soi-même ses ingrédients. Les consommateurs en font même un enjeu central. Ainsi, pour 64,4 % des Français, une bonne confiture doit être faite avec des fruits de saison et, pour un Français sur trois, avec des fruits achetés directement au producteur [2]. Lié aux fruits par la recette, le sucre en épouse aussi les valeurs de proximité et de saisonnalité. En effet, la très grande majorité du sucre utilisé en France, y compris pour les confitures, est du sucre blanc de betterave made in France, produit localement à partir de betteraves cultivées dans la moitié nord de la France. Ce critère d’origine revêt aujourd’hui une dimension importante pour 79 % des consommateurs [3]. De plus, la saison des fruits est une période clé pour le sucre dont les ventes reflètent la qualité des récoltes et subissent, comme pour les agriculteurs, les aléas climatiques.

La confiture, c’est la fête !


La confiture rassemble de nombreux passionnés. Elle a ses rendez-vous incontournables, comme les Confituriades de Beaupuy (23-24 août 2025) et la Fête des confitures de La-Chapelle-des-Fougeretz (14 septembre 2025), ainsi que ses célébrations organisées au cœur des régions productrices de fruits. Elles sont également mises à l’honneur dans les salons et événements gourmands avec, en tête, le Salon international de l’Agriculture où, depuis 2013, la catégorie « Confitures » a fait son entrée au prestigieux Concours général agricole. Autant de manières de mettre en valeur les artisans confituriers et de découvrir les nouvelles tendances d’un univers en constante ébullition.

 

Les Français sont les premiers consommateurs de confitures

En France, plus de 160 000 tonnes (t) de fruits sont transformées chaque année en confitures par les entreprises du secteur. Une production suffisante pour répondre à la demande des Français qui sont les premiers amateurs de confitures de l’Union européenne avec une consommation annuelle de 8,8 kilos par habitant [4]. Si ce marché reste relativement stable d’une année sur l’autre, on peut observer des variations selon les segments. Actuellement, les mouvements les plus significatifs montrent une perte de vitesse des confitures bio (-7,8 %) et des confitures allégées en sucres (-7,3 %) au profit des confitures riches en fruits (55 à 67 % de fruit) qui tirent la croissance du secteur avec un bon en avant de +15,6 % en 2024 [5]. Cette montée en gamme témoigne de l’intérêt des consommateurs pour les produits de qualité supérieure combinant plaisir, authenticité et utilisation raisonnée du sucre.

Côté saveurs, la confiture de fraise reste, de loin, la préférée des Français (33,6 %), devant la framboise (17,4 %) et l’abricot (16 %) [2]. Mais si le classicisme tient bon, il n’en cède pas moins des parts de tartine aux nouvelles tendances. Les associations de fruits inédites (fraise-goyave, rhubarbe-ananas...) ont le vent en poupe, de même que les recettes intégrant des épices, du chocolat ou des notes florales : poire-gingembre, fraise-poivre vert, orange-chocolat, mangue-chocolat, mûre-lavande, fraise-pétales de rose... Autre signe des temps, certains confituriers mettent en valeur la sélection et l’origine des fruits : abricots cueillis à maturité, fraises de Bordeaux, mirabelles de Lorraine...

Alors, ne tournons pas autour du pot : qu’on les fasse soi-même ou qu’on les choisisse dans un supermarché ou chez un artisan, il n’y a objectivement aucune raison de se priver du plaisir de déguster les confitures en toutes saisons !

Qu’elle soit de fabrication industrielle ou artisanale, la confiture vendue dans le commerce fait l’objet d’une réglementation précise [6]. Il existe quatre dénominations officielles qui distinguent l’univers des confitures des autres catégories de produits à base de fruits (compotes, crème de marrons, purées et préparations de fruits...).

- L'appellation « confiture » désigne une recette contenant au minimum 55 % de sucres totaux dans le produit fini (sucres ajoutés et sucres naturellement présents dans les fruits) et au moins 35 g de fruits (pulpe ou purée) pour 100 g de produit fini.
- Si le taux de fruits dépasse 45 g, elle sera qualifiée de « confiture extra ».
- Lorsque la purée de fruits est filtrée après une première cuisson pour ne conserver que le jus, c’est une « gelée ».
- Si elle est préparée avec des agrumes, la confiture prend le nom de « marmelade ».

Dans tous les cas, les teneurs en fruits et en sucres sont indiquées sur l’emballage. L’étiquette doit également mentionner le ou les fruits utilisés, par ordre décroissant des quantités utilisées. Par exemple, une confiture « fraise-framboise » contiendra plus de fraise que de framboise. Si l’on y ajoute du cassis, la confiture pourra s’appeler « fraise-framboise-cassis » ou « trois fruits » ou encore « fruits rouges ».

[1] Addition des sucres présents dans le fruit et du sucre-saccharose utilisé pour faire la confiture.
[2] Étude Le Parfait-EasyPanel, juin 2022.
[3] Baromètre CSA-Cultures Sucre, décembre 2022
[4] Extrapolation à partir des volumes achetés en 2023 de produits tartinables (confitures, miels, pâtes à tartinée) dont la consommation totale représente en France 9,4 kg par habitant, devant les Belges (6,14 kg) et les Suédois (4,1 kg). Source : ReporterLinker
[5] Source : LSA, 27 mars 2025
[6] Décrets 2008-183 du 26 février 2008 et 85-872 du 14 août 1985
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