Diabètes et sucres

Diabètes et sucres | Cultures Sucre
Avril 2026

Le diabète est une maladie chronique liée à un trouble de la régulation du glucose dans le sang, un carburant essentiel pour les cellules de l’organisme. Cette régulation dépend notamment de l’insuline, une hormone produite par le pancréas. Définition du diabète, différents types (type 1, type 2), facteurs de risque et principes de prise en charge : comprendre le rôle du glucose est indispensable pour mieux appréhender cette maladie.

La régulation du glucose, au cœur du diabète

Lors de la digestion, l’ensemble des glucides sont décomposés en glucose. Celui‑ci passe ensuite dans le sang, où il constitue le principal carburant des cellules de l’organisme. En fonction des besoins, le glucose peut être immédiatement utilisé par les organes – en particulier le cerveau et les muscles – ou stocké dans le foie et les muscles sous forme de réserves énergétiques.

C’est pourquoi on parle de taux de glucose dans le sang (et non de “taux de sucre” dans le sang, qui peut être confusant sur l’origine du glucose), aussi appelé glycémie. La régulation de la glycémie se fait grâce à des hormones pancréatiques, notamment l’insuline et le glucagon.

L’insuline fonctionne comme une clé qui permet au glucose de passer du sang dans les cellules de l’organisme et dans le foie où il va être stocké. Le glucagon permet au contraire de libérer le glucose stocké dans le foie pour le rendre à nouveau disponible dans le sang. [1]

Des perturbations dans ce système d’assimilation et de régulation du glucose, pouvant avoir des causes différentes, sont à l’origine d’une maladie, le diabète.

Qu’est-ce que le diabète ?

Le diabète est défini par un excès chronique de glucose dans le sang : lorsque la glycémie à jeun est supérieure à 1,26 g/l et/ou supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée. [2]

Il existe trois sortes de diabète :
• Le diabète insulino-dépendant (diabète de type I), qui représente un peu moins de 10 % des cas de diabètes en France
• Le diabète non-insulino-dépendant (diabète de type II), qui représente environ 90 % des diabètes [3]
• Et le diabète dit gestationnel, qui peut se déclarer pendant la grossesse, le plus souvent réversible après l’accouchement.

Si chacun de ces diabètes se caractérise par une glycémie en permanence trop élevée ou trop fluctuante, ils ne se déclarent pas pour les mêmes raisons et leur prise en charge est donc différente.

Deux types de diabète
Infographie complète "Sucre et diabète : 5 choses à savoir"
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Le diabète de type I : une déficience de production d’insuline

Le diabète de type 1 est souvent diagnostiqué chez les enfants et les jeunes de moins de 20 ans, mais il peut survenir à tout âge. Autrefois appelé insulino-dépendant, il résulte de la destruction sélective des cellules du pancréas qui sécrètent l’insuline, conduisant à une insuffisance insulinique. Cette maladie auto-immune a des causes encore mal connues mais qui ne sont pas liées à l’alimentation.

Encore aujourd'hui, les origines du diabète de type 1 restent mal comprises. Cependant, des recherches sont en cours pour identifier les facteurs environnementaux et génétiques qui lui sont associés. Les symptômes sont ceux caractéristiques de l’hyperglycémie : une soif intense, des urines fréquentes et une énurésie. [4] Le traitement vise à maintenir en permanence la glycémie à une valeur optimum (entre 0,8 et 1,4 g/l). Pour cela, on utilise des injections quotidiennes d'insuline, qui varient en fonction de la composition du repas (quantité de glucides et index glycémique).

Le diabète de type II : une perte de sensibilité à l’insuline

Ce type de diabète arrive généralement plus tardivement dans la vie, avec un pic de prévalence entre 80 et 84 ans [5]. Comme les cellules de l’organisme deviennent de moins en moins sensibles à l’insuline (particulièrement celle du foie, des tissus musculaires et adipeux), le pancréas en produit en excès pour compenser, mais sans parvenir à faire baisser suffisamment le taux de glucose dans le sang : on parle alors de résistance à l’insuline.

Ce diabète dépend de prédispositions génétiques : par exemple, lorsque l’un des deux parents est diabétique de type 2, le risque de transmission à la descendance est de l’ordre de 30 % et si les deux parents sont atteints, le risque grimpe à 50 %. [6]

Indépendamment du patrimoine génétique, le principal facteur de risque est le mode de vie. Une alimentation déséquilibrée et un manque d’activité physique prolongé peuvent entraîner un surpoids ou une obésité, facteurs de risque majeurs du diabète de type 2. D’autres paramètres peuvent intervenir, comme la composition du microbiote intestinal.

Dans le but de réguler sa glycémie, il est conseillé d’entreprendre une perte de poids si nécessaire, rééquilibrer son alimentation et augmenter son activité physique. Si cela ne suffit pas, des traitements peuvent être proposés (médicaments, insulinothérapie). [7] Pour une prise en charge de cette pathologie, le suivi par un professionnel de la santé et de la nutrition est nécessaire.

L'alimentation déséquilibrée et le surpoids sont des facteurs de risque de diabète de type 2. S’il n’existe pas d’effet spécifique du sucre, une consommation en excès peut cependant favoriser l’apparition d’un diabète de type 2 via un apport calorique en excès, et particulièrement chez les forts consommateurs de boissons sucrées. [8]

Le diabète gestationnel : un trouble transitoire de la glycémie pendant la grossesse

Le diabète gestationnel, ou diabète de grossesse, correspond à une élévation du taux de glucose dans le sang qui apparaît pendant la grossesse et disparaît le plus souvent après l’accouchement.
Il se distingue du diabète pré gestationnel, qui désigne un diabète de type 1 ou de type 2 déjà présent avant, ou découvert à cette occasion mais persistant ensuite.

Le diabète gestationnel résulte d’un déséquilibre lié aux adaptations hormonales visant à répondre aux besoins du fœtus. Au début de la grossesse, la sensibilité à l’insuline augmente, et celle-ci est sécrétée en plus grande quantité. Au cours de la seconde moitié de la grossesse, les hormones produites par le placenta entraînent une résistance à l’insuline. Le pancréas doit alors en produire davantage pour maintenir une glycémie normale.

Chez la plupart des femmes, cette adaptation se fait naturellement. En revanche, en cas de diabète gestationnel, le pancréas ne parvient pas à compenser suffisamment ce qui entraîne une élévation du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie), caractéristique du diabète de grossesse.

Plusieurs facteurs favorisent l’apparition de cette pathologie :
• le surpoids ou l’obésité avant la grossesse
• des antécédents familiaux de diabète
• un âge supérieur à 35 ans
• un diabète gestationnel lors d’une précédente grossesse
• certains antécédents gynécologiques ou obstétricaux (comme le SOPK ou une macrosomie fœtale). [9]

Cependant, il est important de souligner que le diabète gestationnel peut survenir même en l’absence de ces facteurs, lié aux modifications hormonales propres à la grossesse et parfois difficilement évitables.

Ce type de diabète peut entraîner des complications chez la mère (césarienne, récidive lors d’une grossesse ultérieure, augmentation du risque de développer un diabète de type 2 dans les années suivantes) et chez l’enfant (macrosomie/poids de naissance élevé, prématurité, hypoglycémie à la naissance). [10]

La place des sucres dans l’alimentation des personnes diabétiques

Auparavant, les régimes alimentaires des personnes diabétiques étaient stricts : forte limitation du pain et des féculents, et aucun sucre ou produit sucré.

Aujourd’hui, ce n’est plus aussi contraignant, on ne parle plus de régime alimentaire spécifique pour les personnes atteintes d’un diabète mais d’une alimentation équilibrée, comme pour l’ensemble de la population [11]. Une meilleure compréhension de la digestion et de l’absorption des glucides a permis d'améliorer les conseils diététiques fournis aux personnes diabétiques et ainsi de rendre plus flexibles leur régime alimentaire.

La part des glucides dans l’alimentation doit représenter entre 45% et 50% de l’apport énergétique total. Les produits sucrés peuvent être consommés, de préférence en fin de repas ; éviter de les consommer de manière isolée, entre les repas.

Un professionnel de la nutrition pourra prodiguer des conseils personnalisés et adaptés à l’alimentation de chacun.

A retenir

  • Le diabète se caractérise par un excès de glucose dans le sang. Il existe différents types de diabète, avec des causes et des prises en charges spécifiques pour chacun.

  • Outre un dépistage permettant un traitement plus précoce, une alimentation adaptée et une activité physique régulière peuvent fortement contribuer à réduire le risque d’apparition d’un diabète de type II.

  • Sucre et aliments sucrés ne sont plus à bannir, on ne parle plus de régime alimentaire spécifique pour les personnes atteintes d’un diabète mais seulement d’une alimentation équilibrée avec une consommation de produits sucrées de manière non isolée.

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