Novembre 2024
Plusieurs études scientifiques ont déjà mis en lumière le fait que passer du temps dans la nature est associé à des bénéfices pour la santé humaine, sur les plans psychologiques, cognitifs, sociaux ou encore physiologiques. Une étude récente examine plus spécifiquement les potentiels effets d’une exposition à la nature sur les choix alimentaires. Concrètement, cinq expérimentations ont été indépendamment menées, comparant à chaque fois un groupe de participants exposés à la nature ou à une situation représentant la nature, à d’autres participants exposés à une situation urbaine ou à une condition témoin.
Promenade en nature vs en ville
Dans une première expérimentation menée à Paris, 39 participants (dont 25 femmes) étaient invités à marcher pendant 20 minutes dans un parc (situation nature) ou dans les rues de la ville (situation urbaine). Ils avaient ensuite accès à un buffet pendant 10 minutes, constitué d’aliments considérés comme plutôt favorables (fruits, fruits secs et fruits à coque) et plutôt défavorables (cookies, chips, brownie) à une bonne alimentation.
Les résultats ne montrent aucune différence entre les deux groupes concernant le nombre d’aliments consommés) ; par contre, les participants ayant marché préalablement dans un parc ont choisi significativement plus d’aliments favorables à la santé et moins d’aliments défavorables, comparativement à ceux ayant marché en ville.
Expérimentations virtuelles
Les quatre autres expérimentations ont été réalisées en ligne, avec des échantillons plus importants (entre 698 et 1191 participants), issus des Etats-Unis ou du Royaume-Uni. Les conditions « nature » et « urbaines » consistaient en l’observation et/ou la description d’une photo (par exemple la vue depuis une chambre d’hôtel) mettant en scène la nature ou la ville, toujours suivies d’un choix virtuel d’aliments.
Les résultats montrent tous une tendance augmentée des participants exposés à une scène de nature à faire des choix alimentaires plus sains, comparativement à ceux exposés à l’environnement urbain.
Pour conclure, les auteurs mettent en lumière le fait que c’est plutôt l’exposition à la nature qui conduit à faire des choix plus sains, plutôt que l’exposition à la ville qui mène à des choix alimentaires moins favorables, car l’exposition à une condition témoin, neutre, conduit à des résultats identiques à ceux de la condition urbaine. Ils invitent enfin à mener des études longitudinales afin d’examiner, sur du long terme, les effets d’une exposition à la nature sur la qualité des choix alimentaires.