Octobre 2026Des études ont rapporté des apports caloriques plus importants au cours de la phase lutéale (post-ovulatoire) du cycle menstruel. Ce phénomène pourrait-il être lié à des taux modifiés des hormones régulant l’appétit ? Et certains facteurs (pilule contraceptive, syndrome prémenstruel…) pourraient-ils impacter ces relations ? La littérature scientifique actuelle se révèle malheureusement bien pauvre sur ces questions. Une étude réalisée au Brésil en 2023 a par exemple mesuré les taux à jeun de ghréline et de leptine chez 69 femmes souffrant ou non de syndrome prémenstruel (PMS) [1].
Si les apports caloriques et glucidiques des femmes atteintes de PMS s’avéraient effectivement augmentés au cours de la phase lutéale, de telles différences entre les groupes et les phases menstruelles ne se reflétaient pas au niveau des taux sanguins de leptine et de ghréline. Une autre étude menée au Canada chez 19 femmes a quant à elle comparé les taux post-prandiaux de ghréline et de GLP-1 et PYY – deux hormones impliquées dans le rassasiement / la satiété – selon les phases du cycle menstruel chez des femmes prenant ou non un contraceptif oral.
Bien que des difficultés méthodologiques limitent les conclusions possibles à partir de cette seconde étude, peu de différences notables émergeaient dans les taux sanguins des hormones régulant l’appétit selon la phase du cycle. Les chercheurs appellent à poursuivre les études pour préciser les variations d’apports alimentaires et des sensations d’appétit au cours du cycle menstruel, élucider leurs origines et l’implication des multiples hormones régulant l’appétit et la satiété, et identifier les facteurs individuels à même de moduler ces relations.
Voir tous les articles du numéro spécial
[1] Série de symptômes physiques et psychiques qui démarrent entre quelques heures et plusieurs jours avant les règles, et qui disparaissent généralement peu après leur arrivée (fatigue, gonflements, troubles digestifs, douleurs…). Source :
Inserm.