Afin d’évaluer l’effet des apports en sucres et en fibres sur l’adiposité et la dynamique de l’insuline chez les jeunes latinos en surpoids, une analyse transversale a été effectuée sur les données de 120 adolescents de la cohorte américaine SOLAR ayant des antécédents de diabète. Les données comportaient l’IMC, l’adiposité, la glycémie et l’insulinémie à jeun et post-prandiales, et les apports alimentaires. Après ajustement pour les covariables (sexe, âge, composition du corps, stades de développement de Tanner, apports caloriques et macronutriments non glucidiques), la consommation totale de sucres était corrélée positivement avec l’IMC (r=0,2, p=0,03) et l’adiposité (r=0,21, p=0,025) et négativement avec la sensibilité à l’insuline (r=-0,29, p=0,01) et l’index de fonction des cellules ß (r=-0,244, p=0,04). En revanche, le taux de fibres alimentaires, l’index ou la charge glycémique n’étaient pas corrélés à l’adiposité ou aux paramètres dynamiques de l’insuline. De plus, après ajustement pour les covariables, aucune corrélation n’a été trouvée entre aucun des aliments ou boissons et l’adiposité ou les variables insuliniques. Ainsi, si la consommation totale de sucres est associée à une plus grande adiposité dans cette étude, il faut noter qu’il s’agissait d’une population particulière, avec des antécédents de diabète et une consommation de sucres largement plus élevée que la moyenne (25% des apports caloriques quotidiens) par rapport à la quantité de fibres consommée. Enfin, la responsabilité d’un type de sucre ou d’un aliment ou boisson en particulier dans cette association n’a pu être démontrée.


Associations of dietary sugar and glycemic index with adiposity and insulin dynamics in overweight Latino youth. Davis JN; Alexander KE; Ventura EE; Kelly LA; Lane CJ; Byrd-Williams. Am J Clin Nutr, 2007, 86, 1331-8

Auteur : Davis JN; Alexander KE; Ventura EE; Kelly LA; Lane CJ; Byrd-Williams

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Brève Nutrition N° 33 - Août 2008 - N33011