Avril 2026
Une plus grande adhésion à la diète méditerranéenne est associée à un risque plus faible de plusieurs maladies neurologiques et mentales telles que la maladie d’Alzheimer, la dépression, la maladie de Parkinson et les troubles cognitifs légers. Telle est la conclusion d’un groupe d’experts italiens ayant mené un travail de revue systématique des études sur la question [1] (dans le cadre d’un vaste projet national ayant abouti à la publication de recommandations pour l’intégration de mesures promouvant le régime méditerranéen en pratique clinique et dans les politiques de santé publique).
Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont sélectionné et analysé les conclusions de 45 études, essentiellement d’observation [2] réunissant plus de 700 000 participants. Si les réductions de risque observées sont jugées modestes [3], une plus grande adhérence au régime méditerranéen pourrait néanmoins être significative en termes de gain de santé pour les populations, compte tenu du fardeau croissant des maladies neurodégénératives et des troubles psychiatriques. Caractérisé par une consommation élevée d’aliments d’origine végétale (notamment des légumes, des fruits, des légumineuses, des fruits à coque et des céréales complètes + de l’huile d’olive comme principale source de lipides), une consommation modérée de poisson, œufs, viande blanche, lait et produits laitiers, et une consommation occasionnelle de viandes rouges et transformées et de produits sucrés, le régime méditerranéen, riche en polyphénols, vitamines, graisses insaturées et fibres, agirait à la fois sur la réduction du stress oxydant, de l’inflammation et du risque cardiométabolique.
Des mécanismes épigénétiques et un rôle du microbiote intestinal sont également pointés. Des essais d’intervention sur le régime méditerranéen, quasiment absents à l’heure actuelle, seront nécessaires pour entériner ces conclusions et renforcer leur niveau de preuve (modéré en l’état) ; et soutenir ainsi leur mise en pratique.
[1] Aux côtés de 8 autres questions de recherche ciblant d’autres maladies (ex. maladies cardiovasculaires, cancers…)
[2] A l’exception d’une étude d’intervention (essai PREDIMED)
[3] risque réduit de 7 à 10 % selon les maladies considérées, pour chaque augmentation d’un point dans le score d’adhésion au régime méditerranéen. Le nombre de points total sur l’échelle n’est toutefois pas précisé dans l’étude (ce nombre de points est de 9
dans les scores communs comme le T-MDS et aMED)