Le sucre n’est pas le seul produit qui sort de la sucrerie : on appelle co-produit du sucre une matière créée au cours du même processus de fabrication que le sucre.

Les betteraves, une fois épuisées en sucre par diffusion dans l’eau chaude, prennent le nom de pulpes. Elles contiennent un peu de sucre résiduel mais elles sont surtout utilisées en alimentation animale pour leur contenu en vitamines, protéines et minéraux. Elles sont bien adaptées, pour les ruminants qui les consomment fraîches ou déshydratées, les lapins et les chevaux.

Quant à la canne à sucre, c’est un résidu fibreux appelé bagasse que l’on obtient au cours de la première étape d’extraction. Celle-ci est utilisée comme combustible dans des chaudières pour la production de vapeur puis d’électricité : 1/10ème de l’électricité de l’île de la Réunion est produite grâce à la bagasse.

Après broyage de la canne et diffusion de la betterave, les étapes suivantes pour le jus sucré sont l’épuration et la filtration.

On recueille les écumes par précipitation des non-sucres. Elles sont valorisées en agriculture comme engrais organique pour leur teneur en sels minéraux et particulièrement en calcium.

Le jus épuré est concentré par évaporation avant l’étape de cristallisation du sucre.

Après 2 à 3 étapes de cristallisation, le produit final non cristallisé, visqueux et très coloré, est la mélasse. On l’utilise comme support de fermentation pour la production d’alcool, de levures ou de micronutriments ainsi que dans les aliments composés pour les animaux.

La mélasse mais aussi le jus sucré peuvent être fermentés. Après distillation, on obtient de l’alcool ; ce qui n’est pas distillé forme la vinasse.

L’alcool est utilisé dans l’alimentation (alcool de bouche), dans l’industrie (solvant pour la chimie), en parfumerie, en pharmacie. Il est aussi de plus en plus utilisé comme carburant et prend le nom de bioéthanol.

La vinasse concentre minéraux et matière organique qui peuvent s’utiliser comme engrais en épandage dans les champs.

Source: CEDUS