The 100-calorie semi-solution: sub-packaging most reduces intake among the heaviest

La diminution de la taille des portions est un moyen a priori séduisant pour limiter les apports alimentaires, notamment en cas de grignotage. Dans cette optique, des « sous-conditionnements » de 100 calories ont été introduits aux États-Unis, avec des résultats en apparence mitigés. Pourtant, il semble que les sujets en surpoids soient plus réceptifs à des signaux extérieurs pour moduler leurs apports alimentaires.  

Afin d’étudier l’impact des petits conditionnements sur la prise alimentaire, en particulier en cas de surpoids, les auteurs de cette série ont randomisé un échantillon de 37 étudiants (âge moyen : 20,3 ± 1.1 ans) afin de les faire participer à des sessions durant lesquelles ils regardaient un divertissement à la télévision en ayant à leur disposition un paquet de crackers, soit en conditionnement unique de 400 calories, soit renfermant 4 sachets de 100 calories. À l’issue de chaque session, les étudiants remplissaient un questionnaire auto-administré permettant de récolter des données démographiques et anthropométriques, mais aussi des éléments visant à estimer leurs apports alimentaires, et à apprécier leur niveau d’appétit, de rassasiement et de satiété.L’analyse des questionnaires a ainsi montré une réduction des apports caloriques moyens des participants ayant eu à leur disposition 4 paquets de 100 calories de 25,2%, soit 75,1 calories, par comparaison avec ceux ayant disposé du conditionnement unique à 400 calories (p = 0,006). Les bénéfices se sont avérés encore plus marqués chez les sujets en surpoids, avec une diminution de la prise alimentaire d’environ 54,1% ! Ces résultats sont tempérés par une sous-estimation généralisée de la consommation, de l’ordre de 60%, indépendante de la corpulence. Cette dernière donnée écarte l’hypothèse d’un effet de la taille du conditionnement par une meilleure prise de conscience du niveau des apports dans le cas de portions limitées. Les auteurs privilégient plutôt un bénéfice lié à l’instauration de « pauses » dans le grignotage due à la petite taille du paquet. B Wansink et al. s’interrogent de plus sur les éventuelles interférences qui pourraient survenir chez des sujets en surpoids et en restriction alimentaire, les conditionnements réduits étant alors susceptibles de consommation excessive, car perçus comme plus « diététiques ». Ces limites ne remettent pas en cause les conclusions de l’étude qui confirment l’intérêt pratique d’une baisse de la consommation calorique en cas de surpoids, grâce à des conditionnements réduits.


The 100-calorie semi-solution: sub-packaging most reduces intake among the heaviest. WANSINK B., PAYNE C.R., SHIMIZU M. Obesity, 2011, 15, 5 : 1098-1100

 

Auteur : WANSINK B.

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 45 - Septembre 2011 - N45002 (réf 4671)