Cette revue discute de la difficulté de détecter l’ influence de la nutrition sur les performances cognitives des enfants. Le développement du cerveau se fait par étapes pendant l’ enfance et conduit à des capacités cognitives multidimensionnelles et hiérarchiques. L’ attention et la vitesse de traitement des informations notamment sont à la base de l’ apprentissage, de la mémoire et des fonctions exécutives. Mais ces capacités cognitives peuvent être affectées si des carences nutritionnelles surviennent pendant le développement du cerveau. De tels effets sur les capacités cognitives peuvent être détectés par des tests suffisamment sensibles et indépendants des différences culturelles, décrits dans cette revue. Ainsi, l’ attention est influencée par la supplémentation en zinc et les déficiences en iode, acides gras poly-insaturés et vitamine B12. La mémoire, elle, est particulièrement sensible à la déficience en vitamine B12 et à la supplémentation en folate, vitamines B12 et B6. Par ailleurs, le self-contrôle, l’ inhibition des informations non pertinentes pour l’ exercice et la flexibilité mentale sont influencés par le fer et la vitamine A mais pas par l’ iode. Enfin, les résultats scolaires qui sont le reflet visible du développement des capacités cognitives de l’ enfant, sont aussi affectés par le statut nutritionnel, notamment les carences en protéines, les déficiences en fer, iode et vitamine A ainsi que la sous-alimentation. De l’ importance d’ avoir une alimentation équilibrée dès la grossesse pour la mère et pendant la croissance de l’ enfant en vue de développer au mieux ses capacités cognitives.

Auteur : Donna Hughes et al.