Cette étude canadienne est l’une des rares à avoir analysé les relations entre apports en macronutriments et surpoids en situation réelle, c’est-à-dire chez des personnes vivant dans un environnement favorisant l’obésité et ne suivant aucun régime particulier. Basée sur une enquête* de 2004-2005, elle a examiné les relations entre apports glucidiques quotidiens et surcharge pondérale ou obésité (IMC≥25kg/m2) chez 4 451 adultes sains, à l’aide des rappels de l’alimentation des 24h et de mesures anthropométriques. Pour déterminer si la consommation de glucides était un facteur de risque de surpoids/obésité, des modèles de régression non-linéaire ont été utilisés, avec ajustement pour les apports énergétiques totaux, l’âge, la dépense énergétique liée aux loisirs, le sexe, le tabac et les revenus. Après ajustement multivarié, l’apport glucidique et le surpoids/obésité étaient inversement corrélés : par rapport au 1er quartile de consommation de glucides (179 g/j), le risque de surpoids/obésité était abaissé de 37 %, 42 % et 40 %, respectivement pour les 2e, 3e et 4e quartiles (234, 269 et 319 g/j). En comparant les quartiles extrêmes d’apport glucidique, la consommation de sucre passait de 46 g/j (25 % des glucides consommés/jour) à 103 g/j (32 %). La probabilité d’être en surpoids/obèse, comme l’IMC, diminuait régulièrement avec l’augmentation des apports glucidiques jusqu’au seuil de 290-310 g/j, puis recommençait à augmenter, en demeurant toutefois inférieure aux valeurs correspondant au plus faible apport glucidique (34 g/j). Le risque de surpoids/obésité est donc le plus faible lorsque 47-64 % des calories sont consommées sous forme de glucides.

 

*Canadian Community Health Survey Cycle 2.2


 Carbohydate intake and overweight and obesity among healthy adults. Merchant AT et al. JADA, 2009, 109 : 1165-72


Documents supports :
Brèves Nutrition N° 37 - Novembre 2009 - N37007