L’ originalité de cette étude consiste à étudier l’ influence de l’ alimentation sur la glycémie au sein d’ une cohorte par la mesure du taux de glycation d’ hémoglobine. En effet, le niveau de glycation d’ hémoglobine reflète directement les concentrations en glucose dans le sang. Ce marqueur présente l’ avantage d’ être un indicateur de la glycémie moyenne des 6-8 dernières semaines précédant la mesure. Dans une étude épidémiologique, une unique mesure du taux de glycation d’ hémoglobine suffit donc à classer les individus selon leur concentration en glucose sanguin à long terme. La mesure de ce paramètre chez une population d’ adultes non diabétiques montre que les individus qui ont les apports en énergie totale et en lipides saturés les plus élevés présentent les taux de glycation d’ hémoglobine les plus importants. A l’ inverse, les consommations d’ alcools et d’ antioxydants tels que les vitamines C et E sont corellées de manière négative à la glycation d’ hémoglobine. Les apports en glucides, protéines, fibres alimentaires ou bêta- carotène ne modifient pas la glycation d’ hémoglobine. Ces résultats confirment donc qu’ il est possible de réduire les hautes concentrations en glucose sanguin et ainsi diminuer les risques de diabète de type 2 en surveillant ses habitudes alimentaires.

 

Association between glycated hemoglobin and diet and other lifestyle factors in a nondiabetic population : cross-sectional evaluation of data from the Potsdam cohort of the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition Study. H Boeing, UM Weisberger, A Jeckel, HJ Rose, A Kroke. Am J Clin Nutr, 2000, 71 : 1115-1122