Plus un animal consomme naturellement d’aliments sucrés, meilleure est sa sensibilité pour le goût sucré. Par exemple les singes frugivores détectent plus finement des différences d’intensité du goût sucré que les singes omnivores. Par ailleurs la capacité à évaluer des concentrations différentes semble être en adéquation avec les besoins énergétiques : celle des frugivores est maximale pour des concentrations en sucre élevées, ce qui leur permet de choisir les fruits les plus riches en énergie, composants essentiels de leur alimentation. A l’inverse, elle est meilleure pour de faibles concentrations en sucre chez les omnivores, qui consomment habituellement des aliments pauvres en sucre et ont tout à gagner, d’un point de vue énergétique, à choisir des aliments légèrement plus sucrés. Il semblerait donc qu’au cours de l’évolution, la sensibilité du goût sucré se soit adaptée au régime alimentaire… théorie qui reste cependant à être validée sur d’autres espèces.

Auteur : M Laska HP Scheuber E Carrera Sanchez E Rodriguez Luna