Lors d’ un test de tolérance aux lipides, quelle est l’ influence de l’ ajout de glucides à la collation riche en lipides (CRL), et de la production d’ insuline associée, sur la réponse postprandiale en triglycérides ? C’ est la question à laquelle cette étude australienne a cherché à répondre. 7 sujets à la glycémie et la lipidémie normales, ont consommé aléatoirement à une semaine d’ intervalle, une portion de 80g de lipides contenant soit 20g soit 100 g de sucres. Les triglycérides circulants, le glucose, l’ insuline, les acides gras libres et les taux d’ oxydation des substrats ont été mesurés durant les 4 heures suivant l’ absorption de ces collations. Bien que la portion riche en glucides soit significativement plus énergétique, la réponse en triglycérides est significativement plus faible (1,24 versus 1,66 mmol/L/h), et est associée à une insulinémie supérieure (83,2 versus 31,3 mU/l/h). De plus, le taux de triglycérides à jeun n’ est prédictif du taux après CRL que si la portion est pauvre en glucides, c’ est-à-dire lorsque la réponse insulinique est minimale. Ainsi, chez des sujets normaux, l’ ajout de glucides à la CRL provoque une réponse insulinique qui diminue les taux de triglycérides. Afin de standardiser et d’ améliorer l’ interprétation des tests de tolérance aux lipides, il faudrait caractériser l’ influence de la présence de glucides dans la CRL chez les sujets résistants à l’ insuline.

 

Test de la tolérance aux matières grasses : résultats différents si la collation est riche en glucides. Kriketos et al. Eur. J. Clin Inv., 2003, 33, 5 : 383-389.

Auteur : Kriketos et al.