Un effet facilitateur du glucose sur la mémorisation a été montré chez des sujets âgés, sains ou atteints de démence. Qu’en est-il de cet effet et de la régulation de la glycémie chez ceux qui présentent un déficit cognitif léger (DCL) ? C’est ce qu’examine cette étude croisée menée en double aveugle, comparant les performances de 24 sujets sains (71 ±5,6 ans) à 24 sujets DCL (73 ±5,4 ans) après ingestion de 25g de glucose ou d’une solution de saccharine. La glycémie et la tolérance au glucose ont été évaluées à t0, 25, 40 et 55 min. Les tests de mémoire incluaient le rappel immédiat et différé (40 min) d’un texte court, la reconnaissance de 20 images parmi 40 et un test d’attention soutenue. La prise de glucose n’a amélioré significativement (p<0,05) que les performances de rappel différé (faisant appel à l’hippocampe) chez tous les sujets, sans accentuation de l’effet chez les DCL. Quant à la glycémie, elle était globalement plus élevée dans le groupe DCL à tous les temps. Or, une glycémie élevée était corrélée à une moindre performance de rappel différé. Une moins bonne régulation de la glycémie apparaît donc comme un marqueur prédictif du déclin cognitif. La supplémentation avec 25 g de glucose améliore la mémoire du sujet âgé, qu’il soit sain ou DCL. Un apport plus important de glucose (50 g) ou un meilleur contrôle de la glycémie pourrait éventuellement accroître cette amélioration chez le sujet DCL.


The effects of glucose ingestion and glucose regulation on memory performance in older adults with mild cognitive impairment. Riby LM et al. Eur J Clin Nutr, 2009, 63 : 566-71

 


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Brèves Nutrition N° 36 - Juillet 2009 - N 36012