La part qui revient à la modification du régime alimentaire sur la prévalence des caries dentaires est abordée dans cet article.

 Lorsque les études sont menées sur des populations utilisant peu ou pas le fluor, le seuil de consommation de sucre, en deçà duquel les caries ne se développent pas, est environ de 18 kg par personne et par an.

La notion de seuil a été récemment remplacée par le nombre d’occasions de consommation d’encas sucrés, friandises et boissons sucrées. La commission européenne a fixé à moins de 4 par jour le nombre d’occasions de consommation.

 La forte augmentation du nombre d’enfants sans caries s’est produite lorsque le fluor est devenu disponible alors que  la consommation de sucres restait stable. Par contre lorsque la dentisterie préventive visait à réduire la consommation de sucres,  le nombre d’enfants sans carie n’augmentait pas  On peut alors  se demander si le message visant à réduire la fréquence de la consommation d’aliments sucrés reste utile et pertinent face à une population  pour laquelle le brossage des dents et l’utilisation du fluor sont quotidiens.

 Chez les enfants la relation de cause à effet entre caries et  confiseries (tant en termes de quantité que de fréquence de consommation) ne s’est vérifiée que parmi les enfants dont les dents étaient brossées deux fois par jour. L’impact des aliments cariogènes dépend plus de la fréquence de leur consommation que de leur quantité totale.


Lien vers l’article intégrale : http://europe.ilsi.org/NR/rdonlyres/0DCCEEC2-7E61-473E-A738-5D1D0B5E1F86/0/DietandDentalCariesFrenchwithcover.pdf

Auteur : Cor Van Loveren, Monty S Duggal