L’index glycémique (IG) mesure la capacité physiologique des glucides à élever la glycémie.  Il y a de plus en plus d’intérêt pour l’IG dans la gestion clinique des sujets à risque de maladies cardiovasculaires ou atteint d’une telle maladie. L’objectif de cette revue est d’évaluer l’effet de l’IG sur la mortalité globale, les accidents cardio-vasculaires et les facteurs de risque cardiovasculaire (lipides sanguins et pression artérielle) chez des sujets sains ou atteints de MCV ou présentant des facteurs de risque, grâce à la réactualisation d’une revue de la littérature réalisée en 2008. Ont été retenues les études randomisées contrôlées (ERC) d’au moins 12 semaines qui évaluaient l’effet sur les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires d’une alimentation de faible IG par rapport à une alimentation de composition nutritionnelle comparable mais d’IG plus élevé.

Les 21 ERC retenues concernaient un total de 2 538 participants répartis de façon aléatoire dans un groupe avec une alimentation de faible IG ou un groupe avec une alimentation d’IG élevé. Dix-huit nouvelles ERC et 2 anciennes consistaient en des interventions de prévention primaire chez des sujets sains ou à haut risque de maladies cardiovasculaires âgés de 19 à 69 ans. Une ERC concernait des sujets d’âge moyen de 26,9 ans avec un diagnostic préalable de MCV. La durée de l’intervention n’a pas dépassé 6 mois dans la plupart des études. La différence d’IG des deux régimes variait de 0,6 à 42.

Aucune des études sélectionnées n’a rapporté l’effet d’une alimentation à faible IG sur la mortalité cardiovasculaire ni sur les pathologies cardiovasculaires. Le risque de biais possible de la plupart des études incluses rend difficile l’interprétation générale des données. Seules 2 études incluses sur 38 participants ont suivi les effets indésirables et aucun effet nocif n’a été observé (faible qualité de la preuve).

Les auteurs de cette revue ont conclu à l’absence de preuve disponible concernant l’effet d’une alimentation de faible IG sur les maladies cardiovasculaires. En outre, il n’existe actuellement aucune preuve convaincante d’un effet bénéfique d’une alimentation de faible IG sur les lipides sanguins ni sur la pression artérielle.

Low glycaemic index diets for the prevention of cardiovascular disease

Clar C, Al-Khudairy L, Loveman E, Kelly SA, Hartley L, Flowers N, Germanò R, Frost G, Rees K. Cochrane Database Syst Rev. 2017 Jul 31* 70004

L’index glycémique (IG) mesure la capacité physiologique des glucides à élever la glycémie.  Il y a de plus en plus d’intérêt pour l’IG dans la gestion clinique des sujets à risque de maladies cardiovasculaires ou atteint d’une telle maladie. L’objectif de cette revue est d’évaluer l’effet de l’IG sur la mortalité globale, les accidents cardio-vasculaires et les facteurs de risque cardiovasculaire (lipides sanguins et pression artérielle) chez des sujets sains ou atteints de MCV ou présentant des facteurs de risque, grâce à la réactualisation d’une revue de la littérature réalisée en 2008. Ont été retenues les études randomisées contrôlées (ERC) d’au moins 12 semaines qui évaluaient l’effet sur les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires d’une alimentation de faible IG par rapport à une alimentation de composition nutritionnelle comparable mais d’IG plus élevé.

Les 21 ERC retenues concernaient un total de 2 538 participants répartis de façon aléatoire dans un groupe avec une alimentation de faible IG ou un groupe avec une alimentation d’IG élevé. Dix-huit nouvelles ERC et 2 anciennes consistaient en des interventions de prévention primaire chez des sujets sains ou à haut risque de maladies cardiovasculaires âgés de 19 à 69 ans. Une ERC concernait des sujets d’âge moyen de 26,9 ans avec un diagnostic préalable de MCV. La durée de l’intervention n’a pas dépassé 6 mois dans la plupart des études. La différence d’IG des deux régimes variait de 0,6 à 42.

Aucune des études sélectionnées n’a rapporté l’effet d’une alimentation à faible IG sur la mortalité cardiovasculaire ni sur les pathologies cardiovasculaires. Le risque de biais possible de la plupart des études incluses rend difficile l’interprétation générale des données. Seules 2 études incluses sur 38 participants ont suivi les effets indésirables et aucun effet nocif n’a été observé (faible qualité de la preuve).

Les auteurs de cette revue ont conclu à l’absence de preuve disponible concernant l’effet d’une alimentation de faible IG sur les maladies cardiovasculaires. En outre, il n’existe actuellement aucune preuve convaincante d’un effet bénéfique d’une alimentation de faible IG sur les lipides sanguins ni sur la pression artérielle.

Low glycaemic index diets for the prevention of cardiovascular disease

Clar C, Al-Khudairy L, Loveman E, Kelly SA, Hartley L, Flowers N, Germanò R, Frost G, Rees K. Cochrane Database Syst Rev. 2017 Jul 31* 70004

Auteur : Clar C

Documents supports :
Brèves Nutrition n°70 - Novembre 2017 - N70004