Selon cette étude longitudinale réalisée sur une cohorte d’enfants nés avec un risque d’obésité faible (n=27) ou élevé (n=22), la prédisposition familiale à l’obésité affecte différemment leur profil de consommation en boissons pendant la petite enfance. Pour vérifier cette hypothèse et savoir si des changements de profils de consommation en boissons entre 3 et 5 ans avaient une influence sur l’anthropométrie un an plus tard, les enfants ont été suivis depuis l’âge de 3 mois et leur risque d’obésité a été établi sur la base de l’IMC maternel avant la grossesse. Taille, poids, tour de taille et apports alimentaires pesés sur 3 jours ont été mesurés chaque année à la date anniversaire de l’enfant. Selon l’analyse de variance, pendant la petite enfance, les enfants nés avec un risque élevé d’obésité ont un profil de consommation qui favorise les boissons sucrées, avec des consommations en jus de fruits et boissons sucrées plus élevées que les enfants à faible risque (p<0,05), et des consommations en lait plus basses (p=0,08). La consommation de lait augmente avec l’âge, mais l’apport calorique n’est pas compensé par une baisse de consommation en boissons sucrées chez les enfants à haut risque. De plus, une consommation plus importante de sodas entre 3 et 5 ans est associée à une augmentation supérieure du tour de taille l’année suivante (ß=0,04, p=0,001), la relation inverse étant observée pour la consommation de lait (ß=-0,01, p=0,04). Toutefois, quelle que soit la catégorie de boissons, aucune association significative n’a été trouvée entre un changement de consommation et un changement de score-z d’IMC.


Beverage consumption patterns of children born at different risk of obesity. Kral TVE et al. Obesity, 2008, 16, 1802-8

Auteur : Kral TVE et al.

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Brève Nutrition N° 34 - Janvier 2009 - N34011