Les calories non utilisées pour la dépense énergétique sont stockées principalement dans le tissu adipeux sous forme de graisse. Les glucides consommés en excès peuvent ainsi être convertis en graisse : c’est la lipogénèse de novo. Cette conversion coûte à l’organisme l’énergie nécessaire aux réactions enzymatiques, aux transports et au stockage des sucres en graisse. Les spécialistes confrontent leur appréciation de ces phénomènes physiologiques dans deux éditoriaux récents. D’une part A. Chwalibog et G Thorbek, s’appuyant sur des travaux expérimentaux chez le porc, soutiennent que la lipogénèse de novo coûte à l’organisme environ 10-20% des calories converties, une valeur plus élevée que le simple dépôt direct de graisse à partir des lipides ingérés. D’autre part, KJ Acheson et JP Flatt rappellent que la lipogénèse de novo ne devient vraiment significative qu’après plusieurs jours de surconsommation glucidique. Quant au coût énergétique du processus, ils défendent qu’il n’est vraiment important que lorsque la graisse issue de la lipogénèse de novo est stockée dans l’organisme, pas lorsqu’elle est oxydée. Les auteurs insistent sur l’intérêt physiologique limité, dans pour l’espèce humaine, du phénomène de lipogénèse de novo et de son coût énergétique réel.  Nutrition discussion forum. Minor importance of de novo lipogenesis on energy expenditure in human. Acheson K.J., Flatt J.P. British Journal of Nutrition, 2002, 87: 189.

 

Nutrition discussion forum. Energy expenditure by de novo lipogenesis. Chwalibog A, Thorbek G. British Journal of Nutrition, 2001, 86: 309.

Auteur : Acheson K.J.