Cette étude randomisée évalue les effets à court et moyen terme de trois régimes riches en glucides sur les profils postprandiaux en insuline, glucose et lipides, comparés à un régime « gras » pauvre en glucides (30%) et riche en lipides (dont plus de 35% insaturés). 17 hommes de 45 ans en moyenne, avec un risque de cardiopathie coronarienne, ont suivi chez eux, séquentiellement, quatre régimes : 1) « gras », 2) fort index glycémique (HIG), 3) faible IG (FIG) et 4) riche en saccharose, IG intermédiaire (MIG). Aux jours 1 et 24 de chaque régime, leurs variables sanguines ont été mesurées sur 8 heures. Le régime « gras » entraîne les plus faibles concentrations postprandiales de glucose et d’ insuline dès J1, mais donne des taux de triglycérides et d’ acides gras non-estérifiés significativement plus élevés que les autres régimes, ce qui constitue en soi un facteur de risque. Parmi les 3 régimes « sucrés », seul le régime HIG augmente la résistance postprandiale à l’ insuline à J1 et J24, avec une valeur homéostatique proportionnelle à l’ aire sous la courbe du glucose et de l’ insuline de +31% comparativement aux régimes « gras », FIG et MIG qui la diminuent (– 61, -43 et-20 respectivement). Finalement, le meilleur profil postprandial pour réduire le risque de maladie coronarienne est obtenu avec le régime à faible IG qui s’ accompagne, en prime, d’ un amaigrissement !

 

British Journal of Nutrition, 2003, 89, 207-218.

Auteur : Audrey E. Brynes et al.