Appliquée par la même équipe que le résumé précédent à des patients atteints de diabète de type 1 après une nuit de sommeil de 4 heures, la technique du clamp euglycémique hyperinsulinique a donné des résultats quelque peu différents. Les résultats, comparés à ceux obtenus après une nuit normale, n’ont montré qu’une insulinorésistance périphérique (diminution significative de 14 à 21 % de la consommation de glucose par l’organisme ; p = 0,04). Ni la néoglucogenèse hépatique, ni le taux d’acides gras non estérifiés n’ont été affectés. Ces résultats sont conformes à ce que l’on sait de la physiopathologie du diabète de type 1. Contrairement aux sujets sains, les diabétiques de type 1 ne peuvent s’adapter aux variations physiologiques du métabolisme du glucose liées au repas et à l’exercice, ce qui rend l’insulinothérapie indispensable. Ces données qui pourraient faire de la durée du sommeil un objectif thérapeutique, demandent néanmoins à être confirmées ; les auteurs soulignent que cette étude n’a été menée que chez 7 patients, chacun étant son propre témoin. Des études à plus grande échelle seront nécessaires pour déterminer l’impact du sexe, de l’âge et du plus ou moins bon contrôle du diabète sur la majoration de l’insulinorésistance associée à la privation de sommeil dans le diabète de type 1.


Partial sleep restriction decreases insulin sensitivity in type 1 diabetes. Donga E., van Dijk M., van Dijk J.G., Biermasz N.-R., et al. Diabetes Care, 2010, 33, 7 : 1573-77

Auteur : Donga E., van Dijk M., van Dijk J.G., Biermasz N.-R., et al

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Brève nutrition N° 41 - Septembre 2010 - N41006