Carbohydrate intake and glycemic index in relation to the odds of early cortical and nuclear lens opacities

Afin de mieux comprendre l’influence de l’alimentation glucidique sur les stades précoces de développement de la cataracte, les associations entre les apports glucidiques à long-terme, l’index glycémique de l’alimentation et la probabilité d’opacité précoce du cristallin ont été étudiées. Les 417 participantes de cette étude, qui faisaient partie de la cohorte de la « Nurses’ Health Study » (NHS), ont été suivies pendant 2 ans. Les apports nutritionnels et l’index glycémique global (IG) ont été calculés sur les 14 années précédentes grâce aux données combinées de 5 questionnaires semi-quantitatifs de fréquence alimentaire de la NHS.Le degré d’opacité du cristallin a été évalué par le « Lens Opacities Classification System III » (LOCIII), un LOCIII≥1,0 indiquant une opacité corticale, un LOCIII > 2,5 une opacité nucléaire. L’analyse multivariée après ajustement pour les covariables (âge ; IMC, alcool, tabagisme, exposition au soleil), a montré que chez les femmes ayant des apports glucidiques élevés (≥ 200g/j), la probabilité d’opacité corticale était 2,46 (IC95 % : 1,30 ; 4,64 p = 0,005) fois supérieure à celle des femmes ayant un faible apport glucidique (< 185g/j). En revanche, l'alimentation glucidique n'est pas corrélée avec la probabilité d'opacité nucléaire. Quant à l'index glycémique, il n'est pas associé à l'opacité corticale ou nucléaire.Chez les femmes d'âge mûr, la quantité de glucides, plus que leur qualité en termes d'index glycémique, serait donc associée à une opacité précoce du cristallin, corticale et non pas nucléaire. Afin de mieux comprendre l’influence de l’alimentation glucidique sur les stades précoces de développement de la cataracte, les associations entre les apports glucidiques à long-terme, l’index glycémique de l’alimentation et la probabilité d’opacité précoce du cristallin ont été étudiées. Les 417 participantes de cette étude, qui faisaient partie de la cohorte de la « Nurses’ Health Study » (NHS), ont été suivies pendant 2 ans. Les apports nutritionnels et l’index glycémique global (IG) ont été calculés sur les 14 années précédentes grâce aux données combinées de 5 questionnaires semi-quantitatifs de fréquence alimentaire de la NHS.Le degré d’opacité du cristallin a été évalué par le « Lens Opacities Classification System III » (LOCIII), un LOCIII≥1,0 indiquant une opacité corticale, un LOCIII > 2,5 une opacité nucléaire. L’analyse multivariée après ajustement pour les covariables (âge ; IMC, alcool, tabagisme, exposition au soleil), a montré que chez les femmes ayant des apports glucidiques élevés (≥ 200g/j), la probabilité d’opacité corticale était 2,46 (IC95 % : 1,30 ; 4,64 p = 0,005) fois supérieure à celle des femmes ayant un faible apport glucidique (< 185g/j). En revanche, l'alimentation glucidique n'est pas corrélée avec la probabilité d'opacité nucléaire. Quant à l'index glycémique, il n'est pas associé à l'opacité corticale ou nucléaire.Chez les femmes d'âge mûr, la quantité de glucides, plus que leur qualité en termes d'index glycémique, serait donc associée à une opacité précoce du cristallin, corticale et non pas nucléaire.

 

 

Carbohydrate intake and glycemic index in relation to the odds of early cortical and nuclear lens opacities. CHIU C.H., MORRIS M.S., WILLETT W.C. et al. Am J Clin Nutr, 2005, 81 : 1411-6

Auteur : Chiu CH, Morris MS, Willett WC et al.

Documents supports :
Brèves Nutrition 27 / Octobre 2005 - N27020