Interrelatinships of added sugars intake, socioeconomic status, and race/ethnicity in adults in the United States : national health interview survey, 2005

Une analyse de données de la National Health Interview Survey (2005) a recherché les relations entre consommation de sucres ajoutés (SA), niveau socio-économique et ethnicité chez 28 948 américains (>18 ans) ayant répondu à 4 questions sur leur consommation de SA. Cette consommation, évaluée en cuillères à café/jour (cc/j), était supérieure chez les sujets masculins (18,8 cc/j versus 12,7 cc/j) et les jeunes, diminuant avec chaque classe de 20 ans d’âge (18-39 ans, 40-59 ans, ≥60 ans) : de 22,6 cc/j à 13,9 cc/j pour les hommes et de 14,9 cc/j à 10,1 cc/j pour les femmes. Ces observations concordaient avec celles de la NHANES (2003-2004), étude robuste car portant sur le rappel de l’alimentation des 24h. Dans les 2 études, et pour les 2 sexes, la consommation de SA était inversement proportionnelle au revenu familial. Elle était inversement proportionnelle au niveau d’études chez les Américains caucasiens (Ac), les Afro-Américains (Afa), et chez les hommes Hispaniques (H) ou Indiens d’Amérique/Natifs d’Alaska (Iana), mais il n’y avait pas de corrélation chez les sujets d’origine asiatique (Asa). Ces derniers avaient la plus faible consommation de SA rapportée à l’âge (15,2 cc/j pour les hommes ; 10,7 cc/j pour les femmes), la plus forte consommation étant celle des Afa (19.4 cc/j pour les hommes ; 13,9 cc/j pour les femmes), suivis des Iana, des Ac puis des H.

Les populations de  revenu et d’ éducation modestes sont donc des groupes à risque de consommer plus de SA, avec des différences selon l’ethnie d’origine.

 

Auteur : Thompson F et al.

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 37 - Novembre 2009 - N37004