Macdonald et al. ont noté des limites à l’utilisation de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) dans l’étude réalisée par Lennerz et al.* Cette étude randomisée en cross-over chez 12 hommes en surpoids ou obèses a montré que, 4 heures après la consommation d’un repas à index glycémique (IG) élevé, des régions du cerveau associées à la récompense et au désir étaient sélectivement stimulées comparé à l’ingestion d’un repas à IG faible.

Macdonald et al. indiquent notamment que l’IRMf ne permet pas de mesurer l’activité neuronale ni celles des récepteurs dopaminergiques impliqués dans les choix alimentaires. L’IRMf repose en effet sur la mesure du signal BOLD (« blood-oxygen-level dependent ») qui reflète les variations locales et transitoires de la quantité d’oxygène transporté par l’hémoglobine. De plus, le signal mesuré après consommation du repas devrait être comparé à celui obtenu en condition basale (avant le repas), et ce dernier n’a pas été mesuré. Macdonald et son équipe proposent donc que les futures études destinées à décrypter nos choix alimentaires combinent les techniques de neuro-imagerie avec des approches métaboliques et comportementales.

Brain activation in relation to specific dietary components: what does fMRI measure and how should one interpret cravings for certain foods? 

Macdonald IA, Francis ST, Gowland PA, Hardman CA, Halford JCG.

Am J Clin Nutr. 2013 Sep;98(3):633-4.

Auteur : MACDONALD I

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Brèves Nutrition N° 55 - Mars 2014 - N55005 (Réf 4523)