Much ado about high-fructose corn syrup in beverages : the meat of the matter

Dans cet éditorial paru dans l’American Journal of Clinical Nutrition, Anderson montre clairement que le rôle de la consommation de sucre quel qu’il soit – saccharose ou sirop de glucose enrichi en fructose (HFCS) – dans l’épidémie d’obésité, s’il fait couler beaucoup d’encre, est loin d’être établi. En effet, bien que la disponibilité des sucres dans la production alimentaire américaine ait augmenté depuis 40 ans, elle n’a pas contribué de façon disproportionnée à l’augmentation des apports énergétiques totaux. En effet, la disponibilité par tête de l’énergie totale et des sucres, glucides et lipides a augmenté respectivement de 25%, 22%, 26% et 48%. L’auteur cite plusieurs études réalisées avec des boissons sucrées au saccharose ou au HFCS qui semblent confirmer que les 2 types de sucre induisent des effets similaires sur la glycémie post-prandiale, l’insulinémie et la concentration en ghréline ainsi que sur la satiété. Sous forme liquide, leur effet compensateur sur les apports caloriques ultérieurs est similaire, mais semble incomplet. Cependant, il reste à déterminer si un aliment solide de même composition peut induire une compensation supérieure. En tout cas, il paraît clair que pour la plupart des individus, le déséquilibre de la balance énergétique est essentiellement dû à des apports caloriques supérieurs aux dépenses, c’est-à-dire trop peu d’exercices pour trop de nourriture, les déterminants d’une telle situation étant très divers selon les sujets.


Much ado about high-fructose corn syrup in beverages: the meat of the matter. ANDERSON G.H. Am J Clin Nutr, 2007, 86 : 1577-78

Auteur : Anderson GH

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Brève Nutrition N° 32 - Avril 2008 - N32004