La composition en macronutriments des repas influence directement la thermogénèse induite par l’alimentation. Chez des femmes normopondérales (BMI : 233), l’ingestion d’un régime riche en glucides et en protéines (60% glucides, 30 % protéines et 10% lipides en % de l’AET) augmente la dépense énergétique induite par l’alimentation de 40 % (en % de l’apport énergétique total) par rapport à un régime à forte teneur en lipides (30 % glucides, 10% protéines et 60 % lipides) mais de volume, valeur énergétique, et caractéristiques organoleptiques similaires. Ce phénomène est présenté comme étant majoritairement associé aux protéines, qui rappelons le, pris indépendamment, sont responsables de 20 à 30 % (en % de l’énergie contenue) de la mesure de l’effet thermique devant les glucides (5 à 15 % de l’énergie contenue) et les lipides (0 à 3 % de l’énergie contenue). Toutefois, dans le cadre de cette étude, seules 8 femmes normopondérales ont été suivies : ces conclusions mériteraient d’être validés sur un plus grand échantillon de sujets de BMI élevé.

 

 

Diet induced thermogenesis measured over 24 h in a respiration chamber : effect of diet composition. KR Westerterp, SAJ Wilson, V Rolland. Int J of Obesity, 1999, 23 :287-292

Auteur : KR Westerterp