La thermogénèse post-prandiale ne dépend pas uniquement des modifications métaboliques induites par l’introduction des nutriments dans le tractus digestif mais également de la stimulation cognitive induite par les aliments. Chez 9 hommes sains, l’étude comparée de l’ingestion d’un repas (2582 kj, 38 % glucides, 51 % lipides, 11% protéines en % de l’AET) par voie entérale et par voie orale montre que l’augmentation de la dépense énergétique est largement supérieure quand il y a eu stimulation sensorielle, respectivement de 5,7 % et de 12 %. Parallèlement, une simple stimulation sensorielle, consistant à observer, sentir et goûter les aliments sans les ingérer, induit une hausse de la dépense énergétique globale de l’ordre de 3,2 %. Dans les 2 expériences, seule la thermogénèse induite par une stimulation sensorielle est corrélée négativement au BMI. L’intérêt de ces résultats est donc plus marqué pour les sujets minces que pour les obèses.

 

Postprandial thermogenesis and alimentary sensory stimulation in human subjects. L Brondel, J Fricker, M Fantino. Int J of Obesity, 1999, 23 : 34-40

Auteur : J Fricker