Les différents aspects chronobiologiques de la prise alimentaire comme le moment de la journée, la régularité et la fréquence des repas mais aussi les désynchronisations circadiennes (par exemple le travail en 3/8) ont-ils un impact sur le métabolisme énergétique et la régulation du poids, sachant que presque toutes les fonctions physiologiques et biochimiques de l’organisme montrent des variations circadiennes ?

Ce sont justement les questions auxquelles a tenté de répondre une revue de la littérature qui montre que :

    une désynchronisation chronique du système circadien, comme dans le travail en 3/8, ainsi qu’une privation de sommeil peuvent favoriser le développement de l’obésité ;

    la répartition des calories au cours de la journée semble préférable lorsqu’ elles sont  consommées lors d’un  plus grand nombre de repas  par rapport à  un faible nombre de repas ;

   la régularité, comparée à l’irrégularité, des repas se traduit par  une prise énergétique plus faible chez les femmes obèses ;

les petits-déjeuners plus rassasiants (surtout lorsqu’ils sont  riches en glucides à faible index glycémique) ont des effets favorables sur la régulation du poids. Cependant, le nombre limité d’études  menées chez des sujets en surpoids ou obèses suggère que le moment de la prise alimentaire pourrait ne pas affecter de façon significative la balance énergétique.

Les auteurs soulignent que, compte tenu du nombre limité d’études, il est difficile de tirer des conclusions définitives, notamment sur la différence portant sur les prises alimentaires du matin et  du  soir, et sur la fréquence des prises alimentaires.


Chronobiological aspects of food intake and metabolism and their relevance on energy balance and weight regulation. Tasevska N., Jiao L., Cross A.J., Kipnis V., Subar A.F., Hollenbeck A., Schatzkin A. Obesity Reviews, 2011, 12  : 14-25

 


Documents supports :
Brèves Nutrition N° 44 - Juillet 2011 - N44002