L’adolescence reste une période particulièrement sensible puisqu’elle représente un temps « charnière » de la vie. Lors de cette période, la volonté est de se différencier des parents mais aussi des générations précédentes. L‘environnement social des adolescents modifie leur perception sur les risques et les tendances. Le contenu de leurs assiettes n’échappe pas à cette règle.


Les ados d’aujourd’hui, nés après 1995 et constituant « la génération Z », ne sont pas forcement des adeptes de la « malbouffe ». Une conférence du Fond Français pour l’Alimentation et la Santé (FFAS) s’est tenue sur ce thème le 11 octobre 2016. L’alimentation fait partie de leur vie ; connectés en permanence, ils « postent » leurs assiettes sur Instagram, suivent des blogs voire sont blogueurs ou youtubers eux-mêmes.


Equilibre alimentaire, mais aussi traçabilité et écologie sont des dimensions de l’alimentation qu’ils valorisent autant que simplicité et plaisir. Ils sont capables de « zapper » d’un type alimentaire à l’autre tout exprimant leur style ou celui du groupe de pairs qu’ils se sont choisis. Dans une étude[1], 90% de ces ados-Z disent : “ma génération va créer une nouvelle société dans laquelle la diversité sera acceptée et encouragée”. 


Se faire plaisir reste toujours au devant de la scène sans exclure les principes d’une alimentation saine qu’ils ont, pour la grande majorité d’entre eux, bien intégrés. En effet, selon une étude de l’Inserm[2] réalisée en 2015 auprès de 15 000 jeunes, 60,5% disent faire attention à leur alimentation ; les garçons en premier pour la santé, les filles plutôt dans un objectif de contrôle du poids.


Mails il apparait dans cette étude que cette attention pour l’alimentation se relâche chez les plus âgés d’entre eux. Une étude effectuée par la Smerep en juin 2016[3] chez des lycéens et des étudiants confirme cette tendance : plus de 90 % pratiquent le grignotage. Ce fait ne sous entend pas forcement qu’ils sont devenus trop gourmands mais plutôt qu’ils compensent un repas trop rapide ou peu rassasiant du fait d’un budget alimentaire trop faible. Est-ce un effet d’âge ? Est-ce un effet de génération ? L’avenir nous le dira. L’enjeu sociétal est d’aider ces ados en transition vers la vie étudiante ou professionnelle à maintenir leur bonne attitude critique et diversifiée, où les aliments plaisir ont leur place, sans excès.