L’ humeur influence le craving* pour les glucides chez des étudiants en bonne santé. 81% des individus qui présentent un comportement de craving pour les glucides déclarent être dans un état d’ anxiété, de fatigue, de dépression ou de faim avant de consommer des glucides. Puis, après cette consommation, 78% d’ entre eux se sentent satisfaits ou relaxés. De plus, il existe une corrélation positive entre l’ humeur et l’ intensité du craving. Cette corrélation est plus forte pour le craving pour des aliments riches en glucides et sucrés comme les desserts que pour le craving pour des aliments glucidiques non sucrés, de type pâtes. Elle reste vérifiée quelque soit le sexe. En revanche, pour les protéines, il n’ existe pas de corrélation positive significative entre l’ intensité du craving et l’ humeur bien que 70% des individus qui ont un comportement de craving pour les protéines se déclarent anxieux ou affamés avant de consommer des aliments protéiques et que, après leur ingestion, 80% d’ entre eux se sentent satisfaits ou relaxés. La relation entre le craving pour les glucides et l’ humeur pourrait s’ expliquer par un phénomène d’ « auto-médication », c’ est à dire que les individus, ayant constaté l’ effet positif de la consommation de glucides sur leur humeur, éprouvent le besoin d’ en consommer dès qu’ ils se sentent anxieux ou déprimés. Néanmoins, des facteurs autres que l’ humeur, comme l’ aspect et les goût des aliments glucid iques ou encore leur image, pourraient également être impliqués dans le comportement de craving. * désir intense ou urgent de consommer des aliments Mood and carbohydrate cravings L. Christensen, L. Pettijohn University of South Alabama, USA Appetite, 2001, 36 : 137-145