Afin de déterminer si des différences de vitesse de libération du glucose dans le sang influencent les fonctions cognitives en période post-prandiale, des tests cognitifs ont été réalisés en schéma croisé randomisé chez des sujets d’âge mûr (49-70 ans), après 2 repas-tests simulant un index glycémique élevé ou faible: respectivement, 50g glucose donné en bolus (IGH) ou en 6 gorgées réparties sur 150 min (IGF). La mémoire de travail a été mesurée à 35, 90, 120 et 150 min, l’attention sélective à 170 min. La glycémie post-prandiale et la tolérance au glucose ont été évaluées sur 3h. Comme prévu, le repas IGH a induit un pic de glycémie à 90 min, tandis que le repas IGF provoquait une augmentation moindre mais prolongée de la glycémie sur toute la durée de l’expérience. Après le repas IGF, les tests d’attention sélective étaient meilleurs en termes de réponses correctes (p<0,05), mais pas en temps de réaction. La mémoire de travail semblait significativement meilleure sur l’ensemble de l’expérience, après le repas IGH vs IGF (p<0,05). Cependant, après ajustement pour la tolérance au glucose, les sujets avaient de meilleures performances après le repas IGF pour la mémoire de travail à 90 min (p<0,034) et l’attention sélective à 170 min (p<0,017), et ceux qui avaient une meilleure tolérance au glucose réussissaient mieux (p<0,05). Les performances cognitives semblent donc influencées par des différences de tolérance au glucose même dans les normes, suggérant qu’elles puissent être affectées par l’efficacité de régulation de la glycémie même chez un sujet sain.

Effects of differences in postprandial glycaemia on cognitive functions in healthy middle-aged subjects. A Nilsson, K Radeborg, I Björck. Eur J Clin Nutr, 2009, 63 : 113-120

Auteur : A Nilsson, K Radeborg, I Björck

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Brèves Nutrition N° 35016 - Avril 2009 - N35016