Les résultats d’une expérimentation menée chez 9 volontaires masculins suggèrent que les repas riches en lipides ont un effet hyperphagique. Apporter la même quantité d’énergie sous forme de glucides  n’a apparemment pas cet effet.

Les volontaires ont consommé au cours de 3 périodes successives séparées entre elles de 6 jours, un petit-déjeuner riche en lipides, ou pauvre en lipides mais de valeur énergétique identique (grâce à un contenu 2 fois et demie plus riche en glucides , ou pauvre en lipides mais ayant un poids  et un contenu en glucides identiques à ceux du premier régime. Ces 3 petits-déjeuners étaient d’aspect identique.

 

Contenu en macronutriments, valeur énergétique et masse des 3 petits-déjeuners testés

 

Lipides (g)

Glucides (g)

Énergie (kcal)

Poids (g)

Riche en lipides

60

49

3 328

222

Pauvre en lipides, mais isoénergétique

25

128

3 302

357

Pauvre en lipides, mais poids équivalent

21

51

1 838

222

 

 Trois heures après le petit-déjeuner, les sujets prenaient comme déjeuner 500 g de soupe de  légumes additionnée de 100 mg de sodium. Quatre heures après le déjeuner, ils avaient accès à un buffet à volonté permettant de consommer des plats variés.

Après le petit-déjeuner riche en lipides, la vidange gastrique a été plus longue que pour les deux autres petits-déjeuners.

Comparé au petit-déjeuner riche en lipides, le petit-déjeuner pauvre en lipides mais riche en hydrates de carbone a été associé à une sensation de réplétion accrue et une envie de manger diminuée, ces 2 paramètres reflétant une augmentation de la satiété.

Enfin, la quantité d’énergie, de lipides et de protéines consommée lors de l’accès au buffet à volonté a été plus importante lorsque les sujets avaient consommé le petit-déjeuner riche en lipides.


La teneur en lipides du petit-déjeuner influence la prise alimentaire lors du repas suivant. CLEGG M., SHAFAT A. Appetite, 2010, 54, 3 : 517-23

 

Auteur : Clegg M., Shafat A.

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Brèves Nutrition N° 43 - N43007