Cephalic phase insulin release in healthy humans after taste stimulation ?

Un stimulus gustatif peut-il induire la phase céphalique de sécrétion de l’insuline ? Pour le savoir, la réponse à différents stimulus (saccharose, acide acétique, NaCl, quinine, saccharine, amidon, glutamate et eau) a été testée à raison d’1 goût par jour chez 5 sujets à jeun, par la mise en bouche pendant 45s, sans ingestion, d’une solution (10 ml) correspondant à chacun des stimulus. La glycémie et l’insulinémie ont été mesurées 3 min avant et 3, 5, 7 et 10 min après la stimulation. Les sensations gustatives, l’intensité et le plaisir du goût sucré ont aussi été mesurés. Dans cette étude, seule la stimulation due au saccharose et à la saccharine a augmenté significativement l’insulinémie en l’absence de modification de la glycémie. Ces résultats ont ensuite été confirmés dans une autre étude comparant les effets de l’administration de saccharose et de saccharine chez 20 sujets. Seule une augmentation transitoire significative de l’insulinémie a été observée 5 min après stimulation par la saccharine ou le saccharose (F[4,76]=3,10, p=0,031), sans différence significative entre les stimulus [F(1,19=0,5, p =0,49]. Cette augmentation n’était pas liée au plaisir apporté par le saccharose. De même, aucune corrélation significative n’a été observée entre sécrétion d’insuline et saccharose (r20=-0,16, p=0,53), plaisir (r 20=-0,15, p=0,56) ou intensité. En l’absence de facteurs contrôlés dans cette étude tels que la stimulation visuelle et olfactive, ou la mastication, le stimulus gustatif à lui seul peut déclencher une phase de sécrétion céphalique d’insuline


 

Cephalic phase insulin release in healthy humans after taste stimulation ? JUST T. et al. Appetite, 2008, 51 :  622-7


Auteur : Just T et al.

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Brève Nutrition N° 34 - Janvier 2009 - N34005