Plus la palatabilité d’une précharge, composée d’une soupe à la tomate proposée ad libidum, est élevée, plus la satiation au cours de sa consommation est retardée. Les individus qui ingèrent une soupe de haute palatabilité ont ainsi des apports énergétiques de 35% et 68% plus importants par rapport à deux autres soupes, isoénergétiques mais auxquelles ont été rajoutés 0,75 g et 1,5 g / 100 g d’acide citrique pour diminuer leur palatabilité en les rendant plus amères et moins sucrées. La palatabilité d’une quantité fixe de soupe à la tomate n’a cependant aucune action sur la satiété jusqu’au repas suivant. Dans ce contexte, ce sont des facteurs cognitifs qui semblent réguler la satiété : lorsque les individus savent qu’ils ne vont pas avoir accès à un repas avant 90 minutes, ils consomment plus de soupe (environ 20%) par rapport à ceux qui prévoient de manger 15 minutes après la précharge.

 

 

Palatability affects satiation but not satiety. DE GRAAF C., DE JONG L.S., LAMBERS A.C. Physiol. Behav., 1999, 66, 4 : 681-688

Auteur : AC. Lambers