Selon cette étude transversale ayant analysé en conditions de vie réelle les associations indépendantes entre densité énergétique des aliments (DEA) et des boissons (DEB), apports caloriques et indice de masse corporelle (IMC), la densité énergétique des aliments mais non des boissons, serait corrélée à l’IMC chez la femme. Deux rappels de la consommation des 24h et des mesures anthropométriques ont été effectués chez 348 employées (47,4 ± 10,6 ans) de 22 écoles, majoritairement en surpoids ou obèses (69 %), originaires du sud-est de la Louisiane. La glycémie et l’insulinémie à jeun mesurées chez 307 personnes ont montré une corrélation positive entre insulino-résistance et IMC (p<0,001). Les femmes du tiertile de DEA supérieur consommaient plus d’énergie et avaient un IMC supérieur à celles du tertile inférieur (p<0,05). Les sujets du tertile de DEB supérieur consommaient également plus d’énergie que ceux du tertile inférieur (+1071 kJ, p<0,001), mais leur IMC était inférieur de 1,28 kg/m2 (p = 0,091), ce qui peut s’expliquer par une tendance à consommer des boissons moins caloriques quand on prend du poids. L’association positive entre DEA (+1 kj/g) et IMC (+0,39 kg/m2, p = 0,038) était confirmée après ajustement pour les variables démographiques et biologiques en régression multivariée. Des modèles de prédiction des corrélations DEA/IMC ne tenant pas compte de la DEB sous-estimaient la DEA de 8-10 %. Ces résultats indiquent des contributions différentes de la DEA et DEB sur les apports caloriques et l’IMC et suggèrent la nécessité d’évaluer séparément ces deux facteurs, la DEB pouvant être un facteur confondant.


Energy density of foods, but not beverages, is positively associated with body mass index index in adult women. HARTLINE-GRAFTON H., ROSE D., JOHNSON C., RICE J. et al. Eur J Clin Nutr, 2009, 63 : 1411-18


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Brèves Nutrition N° 39 - Avril 2010 - N39010