Les bonbons sont une source de sucres ajoutés de même que les friandises au chocolat, apportant de surcroît des graisses saturées. Ces particularités font de ces aliments une catégorie souvent considérée comme à limiter voire à bannir. Il n’y a pas de consensus établi en ce qui concerne les conséquences de leur consommation sur la santé. L’étude américaine de Murphy et al. a repris les données de la grande cohorte continue NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) des années 2003-2004 et 2005-2006, pour comparer la fréquence de consommation de bonbons avec des éléments anthropométriques et une sélection de paramètres reflétant le risque cardiovasculaire. L’effectif de 5 817 adultes de 19 ans et plus, a été divisé en trois groupes de fréquence de consommation de bonbons et friandises au chocolat : peu fréquente (≤ à 3 occasions par mois), modérée (> à 3 occasions par mois et ≤ à 3,5 par semaine) et fréquente (> à 3,5 occasions par semaine). Les trois groupes ont été comparés pour le poids et l’adiposité, la pression artérielle, les marqueurs lipidiques et l’insulinosensibilité.L’analyse des données montre qu’il n’a pas d’association entre la fréquence de consommation des sucreries (chocolatées ou non) et l’augmentation du risque d’obésité, ni des facteurs de risque cardiovasculaire (pression artérielle, lipides sanguins, insulinosensibilité). Par ailleurs, ils constatent que l’augmentation de la fréquence de prise de sucreries est apparue corrélée à des apports énergétiques plus élevés, et une consommation supérieure, après ajustement pour l’énergie, de glucides, sucres totaux et ajoutés, graisses totales (p<0,05), et associée à des apports ajustés plus faibles en protéines et cholestérol (p<0,001). Les hypothèses avancées par les auteurs pour expliquer ces résultats sont, d’une part, la contribution marginale des sucreries aux apports caloriques journaliers ; d’autre part, l’impact favorable des flavonols contenus dans le cacao sur les paramètres cardiovasculaires ; enfin, la causalité inverse concernant les individus exposés au risque cardiovasculaire et qui pourraient avoir modifié leur comportement pour suivre les recommandations de limitation des sucres ajoutés et graisses saturées, par conséquent leur consommation de friandises.  Il convient de noter que dans cette étude, la consommation de bonbons est considérée sous l’angle de la fréquence et non de la quantité, ce qui peut limiter la portée des conclusions.

Body weight status and cardiovascular risk factors in adults by frequency of candy consumption.

Murphy MM, Barraj LM, Bi X, Stettler N.

Nutr J. 2013; 12(1): 53.


 

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Auteur : MURPHY MM

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 53 - Septembre 2013 - N53013 (Réf. 4499)