Au cours d’un exercice physique de deux heures à une intensité faible (25% de VO2 max), l’ingestion, toutes les 30 minutes, d’une barre énergétique* entraîne, 30 minutes après le début de l’effort, une augmentation de la glycémie et de l’insulinémie, respectivement de 30% et 300% par rapport au contrôle puis, dès 60 minutes, une diminution de 20% des teneurs en acides gras libres et en glycérol dans le sang. Il en résulte une réduction de 20% de la lipolyse qui n’a aucune influence sur l’oxydation lipidique qui reste inchangée pendant les 90 premières minutes de l’exercice. Des résultats similaires sont obtenus pour un même exercice réalisé à une intensité modérée (45% de VO2 max) avec cependant des écarts de concentrations beaucoup plus faibles par rapport au contrôle. En revanche, à partir de 90 minutes d’effort et uniquement pour l’exercice d’intensité faible, la chute de la glycémie est plus forte (> 40%) et s’accompagne d’une diminution de 42% de l’oxydation lipidique. Ainsi, c’est le degré d’utilisation du glucose sanguin, et non le niveau de lipolyse, qui semble réguler l’oxydation des lipides dans le muscle. En effet, la diminution de la glycémie entraîne une élévation des concentrations musculaires en malonyl-coA, d’où une activité accrue des enzymes responsables de l’entrée des acides gras dans les mitochondries, augmentant ainsi l’oxydation des lipides. * barre d’IG=99, consommée selon la répartition suivante : 30 minutes après le début de l’exercice : 0,8g/kg 60 minutes après le début de l’exercice : 0,4g/kg 90 minutes après le début de l’exercice : 0,4 g/kg.

 

Substrate metabolism when subjects are fed carbohydrate during exercise. JF. Horowitz, R. Mora-Rodriguez, LO. Byerley, E. Coyle. Am. J. Physiol., 1999, 276, 39 : E828-E835