La réponse glycémique à l’ ingestion de glucose est plus importante durant la période qui suit immédiatement un effort physique. Ce qui suggère une résistance apparente à l’ insuline qui pourrait diminuer l’ utilisation périphérique du glucose, en particulier par le muscle squelettique. A l’ opposé, le flux splanchnique (intestinal et hépatique) de glucose pourrait aussi être augmenté. Cette étude a donc examiné, par la méthode du double traceur, plusieurs composantes qui déterminent la tolérance au glucose. Des épreuves d’ hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO) ont été pratiquées 30 minutes après une exercice (Ex) et après 24 heures de repos (Rep). L’ aire sous la courbe de glucose plasmatique était de 71% plus élevée lors de l’ HGPO Ex que Rep. Cette réponse glycémique plus élevée était observée alors même que le taux de disparition corporelle total du glucose était plus élevée de 24% après Ex. Mais le taux d’ apparition corporel total du glucose était lui aussi de 25% plus élevé après Ex. Et cette augmentation, était au moins partiellement due à un taux d’ apparition plus élevé du glucose oral. Il n’ y avait pas de différence dans la clairance du glucose, ni dans la réponse insulinique. Ces résultats suggèrent donc que l’ exercice induit une adaptation des tissus splanchniques pour augmenter leur débit de glucose. Ceci résulte en une augmentation de la réponse glycémique, mais aussi en une plus grande utilisation périphérique du glucose. A côté d’ adaptation connues du muscle lui-même, l’ exercice détermine donc des modifications du débit splanchnique de glucose qui peuvent faciliter son utilisation périphérique et la synthèse de glycogène par le muscle. Effect of prior exercise on glucose metabolism in trained men. Rose AJ, Howlett K, King DS, Hargreaves M. Am J Physiol Endocrinol Metab, 2001 281(4) : E766-71.