Selon cette revue qui a analysé en détail 8 études concernant les relations entre glucides et performance cognitive, il n’existe actuellement pas de preuves suffisantes d’un effet à court terme de la charge glycémique (CG) sur les capacités intellectuelles. En réalité, la sélection des études, leur comparaison et l’analyse des résultats a été difficile en raison des différences méthodologiques et des biais qui ont été révélés. Dans l’ensemble, ces études ne donnaient pas la raison du choix d’un domaine cognitif (mémoire immédiate, spatiale, attention sélective…) et/ou d’un test donné, et les populations étaient différentes (enfants, adultes, personnes âgées). De plus, de nombreuses informations concernant la composition glucidique des interventions étaient manquantes ou insuffisantes pour pouvoir donner une estimation fiable de la réponse glycémique qu’elles induisaient : valeur de l’index glycémique (IG), valeur de l’IG et de la CG estimée ou calculée, spécification du type de glucide choisi…. Les études ne donnaient pas non plus suffisamment de détails quant aux procédures de standardisation des restrictions alimentaires et de l’activité physique à adopter la veille des tests. Par ailleurs, de nombreux facteurs autres qu’un effet direct de la glycémie peuvent influencer les performances cognitives. C’est le cas de certaines hormones (ghreline, glucocorticoïdes, insuline, cortisol…), mais aussi de la fatigue, la faim, l’inconfort physique, les changements d’humeur, la motivation, etc. C’est pourquoi, des mesures de ces paramètres devraient également être incluses. Des études bien faites incluant des hypothèses mécanistiques sont donc nécessaires pour fournir des données scientifiques probantes dans ce domaine.


The influence of carbohydrate on cognitive performance : a critical evaluation from the perspective of glycaemic load. Gilsenan M et al. Br J Nutr, 2009, 101 : 941-49


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Brèves Nutrition N° 37 - Novembre 2009 - N37014