Le comportement alimentaire est une interaction complexe entre des facteurs physiologiques, psychologiques, sociaux et génétiques, qui influent sur le moment du repas, la quantité consommée et les préférences alimentaires. Les applications de la recherche sur la génétique du comportement alimentaire pourraient conduire à l’individualisation de traitements visant des mutations génétiques spécifiques et à des interventions comportementales adaptées. Des études préliminaires sont prometteuses dans ce domaine. Le risque d’obésité et/ou de syndrome métabolique est augmenté par des variations génétiques communes, souvent associées à des comportements alimentaires spécifiques. Cependant, il est probable qu’une telle susceptibilité génétique pourrait être surpassée en adoptant un comportement sain ; ce principe a été démontré chez des individus porteurs d’une variation courante TCF7L2 associée à un risque élevé de développer un diabète de type 2. De même, des études impliquant les variations FTO démontrent que la prédisposition pour l’obésité peut être surmontée par un régime adapté et bien suivi et par l’activité physique. Avec les avancées de la recherche et les nouvelles techniques comme l’irmf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle), de nouveaux outils seront disponibles pour aider à identifier les susceptibilités individuelles. Alors qu’il est prématuré de savoir si le développement de traitements pharmacologiques visant tel ou tel allèle contribuera à des modifications substantielles dans le comportement alimentaire ou le traitement de la perte de poids, il pourrait être utile, néanmoins, pour les individus de connaître leur éventuelle susceptibilité génétique et d’adopter, le cas échéant, un comportement alimentaire adapté avant de devenir obèse.


Genetics of eating behavior: established and emerging concepts. Grimm E.R., Steinle N.I. Nutr Rev, 2011, 69, 1 : 52-60


Documents supports :
Brèves Nutrition N° 44 - Juillet 2011 - N44011