J.L. Schlienger et al. (Strasbourg) analysent les données mettant en cause les boissons sucrées dans la genèse de l’obésité et du diabète, et tirent les conclusions suivantes :

La consommation de produits sucrés à index glycémique élevé et à charge glucidique importante est associée à une prise pondérale et à une augmentation du risque de diabète de type 2.

La responsabilité de la consommation de boissons sucrées n’est pas formellement établie.

La consommation de boissons sucrées réduit la sensation de satiété et diminue la compensation énergétique lors de la prise alimentaire qui suit.

La nature du sucre contenu dans les boissons sucrées n’est pas indifférente. Il existe quelques arguments en faveur du saccharose par rapport au sirop de fructose issu de l’amidon de maïs (high fructose corn syrup, HFCS).

L’eau, ou les boissons édulcorées artificiellement, sont à préférer aux boissons avec « sucres ajoutés ».

On notera que la dernière affirmation est précédée dans le résumé ou dans l’article lui-même par les mentions « dans le doute » ou « dans l’attente d’études méthodologiques satisfaisantes », ce qui illustre la grande incertitude régnant encore sur ce sujet. Par ailleurs, les auteurs soulignent que « l’excès d’apport énergétique, lié aux boissons sucrées, est à mettre en balance avec d’autres facteurs obésogènes, tels que le grignotage, la consommation de grosses portions, le fait de manger en regardant la télévision et la sédentarité ».

Est-il préférable de consommer les sucres sous une forme solide ou liquide ? 

Schlienger J.L., Kazma C., Gautier M. Médecine des maladies métaboliques, 2011, vol. 5, No. 8, pp. 599-603.

Auteur : SCHLIENGER JL

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 47 - Mars 2012 - N47013 (Réf 4712)