L’ augmentation post prandiale de la triglycéridémie après un repas riche en graisses accroît le risque cardiovasculaire. L’ effet de l’ addition concomitante de sucre sur la lipémie post prandiale a fait l’ objet de plusieurs études qui ont donné des résultats divergents mais les quantités et la nature des glucides utilisés dans les repas-tests étaient différentes. Dans cette étude, l’ effet de l’ addition de 75 g de glucose au repas riche en graisses, sur les acides gras libres plasmatiques, les lipoprotéines et la vidange gastrique a été étudié chez quarante sujets sains. Les résultats montrent une diminution de la lipémie post prandiale de 40 % et des réponses différentes selon les lipoprotéines : les VLDL sont supprimées et les chylomicrons sont retardés mais non diminués. Ce retard s’ explique par le délai de vidange gastrique de 2 heures observé par le test respiratoire au 13C. Quant à la baisse post prandiale des VLDL-triglycérides, elle est probablement causée par l’ augmentation d’ insuline glucose-dépendante qui supprime la libération des acides gras libres du tissu adipeux. Comme la production hépatique des VLDL est dépendante du taux d’ acides gras libres, elle diminue en conséquence. L’ addition de glucose à un repas riche en graisses permet donc de prévenir l’ augmentation des VLDL et des triglycérides athérogènes.

 

 

Addition of glucose to a fatty meal delays chylomicrons and suppresses VLDL in healthy subjects. Westphal S, Leodolter A, Kahl S, Dierkes J, Malfertheiner P, Luley C. Eur J Clin Invest, May 2002 32(5):322-7

Auteur : Dierkes J