Meal frequency and childhood obesity

La fréquence des repas aurait-elle un effet sur la prévalence de l’obésité chez l’enfant ? Pour le savoir, une enquête a été réalisée en Bavière au cours de la visite médicale d’entrée à l’école 2001/2002, par un questionnaire sur les facteurs de risque d’obésité rempli par les parents. Les corrélations entre stature et poids et nombre de repas par jour ont été recherchées. Sur les 4370 enfants de 5 à 6 ans inclus, 14,7%, 43,4% et 39% prenaient respectivement 3, 4 et 5 repas par jour, tandis que seulement 2,9% en prenaient plus de 5. Après analyse des variables par régression logistique multiple, l’augmentation de la fréquence des repas était inversement corrélée à la prévalence de l’obésité et du surpoids, avec des % d’obésité allant de 4,2% [IC95% : 2,8-6,1] à 1,7% [IC95% : 1,2-2,4] pour ceux qui prenaient respectivement 3 et 5 repas et plus. Des repas plus fréquents étaient associés à un haut niveau d’éducation, peu de télévision, pas de grignotage et une moindre tendance à prendre ses repas seuls, tandis que l’obésité était associée à une obésité parentale, peu d’activité physique et au grignotage devant la télévision. Après analyse des apports alimentaires, la fréquence des repas était associée à des apports caloriques plus élevés mais de meilleure qualité nutritionnelle, avec une consommation supérieure de pâtes, fruits et légumes. Les repas fréquents pourraient donc être protecteurs d’obésité lorsqu’ils  sont de bonne qualité nutritionnelle.


Meal frequency and chilhood obesity. TOSCHKE A.M., KÜCHENHOFF H., KOLETZKO B., VON KRIES R. Obesity Research, 2005, 13 : 1932-8

Auteur : A.M. Toschke, H. Küchenhoff, B. Koletzko, R. Von Kries

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Brèves Nutrition 28 / Avril 2006 - N28005