La teneur en lipides des aliments, et non en sucres, est à l’origine d’apports énergétiques excessifs : les individus qui prennent un petit déjeuner riche en lipides à base de croissant (15% de sucres simples et 50% de lipides en poids) consomment par la suite, au cours de la matinée et du déjeuner, 1,5 fois plus d’énergie que ceux ayant consommé un petit déjeuner isoénergétique, pauvre en lipides, basé sur des céréales All-Bran (32% de sucres simples et 21% de lipides). Cet effet s’explique par un pouvoir satiétant 2 fois plus faible du premier type de petit déjeuner par rapport au second et confirme les travaux antérieurs prouvant que les individus ont tendance à toujours consommer le même poids d’aliments, indépendamment de leur composition. De plus, il est possible d’ajouter des quantités modérées de sucre ou de confiture dans les aliments pauvres en lipides pour en améliorer la palatabilité sans pour autant stimuler de manière significative les apports alimentaires : un petit déjeuner composé de Corn Flakes sucrés et d’une tartine de confiture retarde d’environ 1 heure l’apparition de la sensation de faim par rapport à des croissants. Ainsi, les petits déjeuners pauvres en lipides et sucrés présentent un intérêt tout particulier dans le cadre d’un régime amaigrissant.

 

The effects of high-carbohydrate vs high-fat breakfasts on feelings of fullness and alertness, and subsequent food intake. SHA. Holt, HJ. Delargy, CL. Lawton, JE. Blundell Int. J. Food Sci. Nutr., 1000, 50 : 13-28