Effects of 1 and 3 g cinnamon on gastric emptying, satiety, and postprandial blood glucose, insulin, glucose-dependent insulinotropic polypeptide, glucagon-like peptide 1, and ghrelin concentrations in healthy subjects

La cannelle est l’une des plantes médicinales les plus efficaces pour réguler la glycémie: les auteurs avaient montré en 2007 qu’une dose de 6 g/repas (supérieure aux quantités usuelles dans l’alimentation) diminuait nettement la glycémie postprandiale et retardait la vidange gastrique (VG). Quels effets auraient des doses inférieures sur différents paramètres de régulation de la glycémie ? Pour le savoir, 15 sujets sains (9 hommes), d’âge moyen 24,6 ±1,9 ans et d’IMC 22,5 ±2,7 kg/m2 ont reçu à intervalles d’une semaine et dans un ordre aléatoire un repas-test de 300 g de riz au lait contenant 0, 1g ou 3g de cannelle. Le temps de VG était évalué par échographie – temps réel 15 et 90 minutes après ingestion et les concentrations plasmatiques de glucose, insuline, GLP-1 (glucagon-like peptide), GIP (glucose-dependent insulinotropic polypeptide) et ghréline mesurées à t 0, 15, 30, 45, 60, 90, 120 et 150 minutes. L’ingestion de 3g de cannelle a diminué la concentration d’insuline postprandiale (réponse à 60 min, p = 0,05 et aire sous la courbe [AUC] entre 0 et 120 min, p = 0,036) et augmenté la concentration de GLP-1 (∆AUC, p = 0,0082 et ∆Cmax, p = 0,0138) sans modifier significativement la VG, ni les concentrations de glucose, GIP ou ghréline, ni la satiété. La diminution de l’insulinémie était moindre avec 1g de cannelle (p>0,05). Cette baisse d’insulinémie sans changement de la glycémie suggère une activité insulinique accrue via la stimulation de son récepteur. En revanche, des doses de cannelle supérieures semblent nécessaires pour modifier la VG et la glycémie postprandiale.


 

Effects of 1 and 3 g cinnamon on gastric emptying, satiety, and postprandial blood glucose, insulin, glucose-dependent insulinotropic polypeptide, glucagon-like peptide 1, and ghrelin concentrations in healthy subjects. HLEBOWICZ J. et al. Am J Clin Nutr, 2009, 89 : 815


 


Documents supports :
Brèves Nutrition N° 36 - Juillet 2009 - N36005