Quel est l’ impact de la consommation de sucres ajoutés (SA) sur les apports nutritionnels et les groupes d’ aliments consommés par des enfants et adolescents ? L’ étude longitudinale DONALD, menée chez 849 allemands de 2-18 ans a recensé 4993 rapports diététiques sur 3 jours entre 1985 et 2001. L’ apport énergétique (E) moyen en SA est de 12,4 ± 5,3%. Quand il augmente : 1) l’ apport en lipides baisse de10% E. Les apports en vitamines et minéraux diminuent aussi mais demeurent globalement satisfaisants. 2) la consommation de produits laitiers reste inchangée, tandis que diminuent les consommations en protéines animales (-4%), matières grasses (-15%), céréales (—–17%) et surtout en fruits et légumes (-40%). Les SA « diluent » donc non seulement les nutriments, qui peuvent être rajoutés artificiellement, mais aussi des phytosubstances contenues dans les fruits et légumes, non assimilables mais bénéfiques pour la santé. Puisqu’ un apport suffisant en nutriments demeure possible pour une large fourchette d’ apports en SA, il n’ est pas possible d’ en fixer une valeur seuil. Cependant, leur effet de « dilution » des nutriments incite à les consommer avec une certaine modération, soit selon la littérature un apport compris entre 14 et 20%E. Un commentaire de cet article plaide pour une révision de la définition des SA et pour que les recommandations de restriction des SA soient fondées sur des preuves.

Auteur : U. Alexy et al.