Aujourd’hui le sucre est devenu pour certains «le fruit défendu, le plaisir passager lié à une vie entière de culpabilité», constate The Globe and Mail, dans un long article détaillé. Pourtant, il était autrefois considéré comme un produit de luxe, réservé aux riches et permettant de guérir certaines maladies.

 

Pour ne citer qu’un exemple, dans Le Viandier, un livre de recettes du Moyen-Age, près de la moitié des plats avec du sucre avaient vocation à soulager la maladie.

 

« L’idée que le sucre est mauvais, vide et se cache partout est effectivement effrayante, mais cette perception était totalement différente autrefois. […]  Aujourd’hui, culpabiliser engendre une mauvaise alimentation et met en péril nos plaisirs les plus simples».

 

Dans une étude, le sociologue français Claude Fischler et le psychologue américain Paul Rozin ont constaté que les Américains associent «gâteau au chocolat» avec «grossir» et «culpabilité», alors que les Français évoquent spontanément la «fête» et le «bonheur». Mais «lesquels sont en meilleure santé finalement ?», se demande le Globe and Mail.


Comment le sucre est-t-il passé d’une image positive à celle d’un péché associé à la maladie ? La réponse dans cet article (en anglais) :

http://www.theglobeandmail.com/life/health-and-fitness/health/sugar-the-evolution-of-a-forbidden-fruit/article19969475/