Des chercheurs anglais de l’université de Bristol ont évalué comment était perçu l’effet rassasiant de certains aliments dits de « snacking » auprès d’un groupe d’enfants.
70 élèves anglais âgés de 11 à 12 ans ont été invités à estimer l’effet rassasiant pour des aliments présentés sous forme d’images sur un ordinateur. Ces données ont ensuite été croisées avec la fréquence de consommation des aliments et leur appréciation par les enfants. 
Une série de 6 images d’aliments habituellement consommés par les enfants a été utilisée : barre chocolatée, beignet à la confiture, génoise au citron, fromage fondu, chips et nuggets. Les portions montrées étaient adaptées à l’âge des enfants. Chaque élève devait positionner, sur une échelle, l’effet rassasiant estimé de l’aliment en comparaison avec un aliment standard connu des enfants : des pâtes à la sauce tomate.
Après ajustement des données, le travail montre que la connaissance de l’aliment par l’enfant agit de façon considérable sur la perception de l’effet rassasiant. Plus l’aliment présenté est familier, plus cet effet perçu est jugé important par l’élève, il est même deux fois plus marqué pour les aliments les plus familiers. Ainsi chez les enfants, le fait de connaître les aliments pourrait avoir une incidence sur les quantités consommées, ce qui souligne l’intérêt d’une prévention par une éducation alimentaire à la diversité.
Hardman CA, McCrickerd K, Brunstrom JM. Children’s familiarity with snack foods changes expectations about fullness.Am J Clin Nutr. 2011 Nov;94(5):1196-201. Epub 2011 Sep 14.