Nouvelle classification NOVA

 

Pendant longtemps la technologie a servi l’aliment pour le rendre sûr, comestible et palatable. Progressivement, en raison d’impératifs économiques et de production, c’est l’agriculture et l’alimentation qui ont dû s’adapter aux procédés industriels. Pour certains produits, la matrice initiale de l’aliment complexe a été fragmentée et/ou  déstructurée. S’apercevant que les populations les plus touchées par les maladies chroniques, notamment l’obésité et le diabète de type 2, étaient celles qui adhéraient le plus fortement à un régime constitué majoritairement d’aliments très transformés, des chercheurs épidémiologistes brésiliens ont développé une classification des aliments appelée NOVA en fonction de leur degré de transformation (Monteiro, 2018).

 

A la Une de ces brèves, des résultats extraits à partir de la cohorte française Nutrinet rapportent un risque accru de cancers quand la proportion d’aliments « ultra-transformés » (au sens de la classification NOVA) augmente dans le régime. Cette association, indépendante de la qualité nutritionnelle suggère l’implication d’autres composés (additifs, produits néoformés ou substances provenant de l’emballage…). Ces résultats qui ne démontrent pas de relation de causalité doivent être interprétés comme une piste d’investigation. Cette classification doit pour l’heure rester un outil pour la recherche et doit être validée par d’autres études longitudinales d’observation.

 

Le Département scientifique du CEDUS

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