Epidémie d’obésité

Sur la piste de facteurs non liés aux calories

En cette fin d’année 2009, le débat se poursuit sur l’épidémie mondiale d’obésité et de surpoids. Mais la « science » n’apporte pas (encore) de réponses « définitives », dans un sens ou dans un autre. C’est pourquoi il est peut-être temps d’envisager l’analyse de cette épidémie d’une autre façon.

Certains, comme Keith SW (cité dans nos Brèves N°36) et ce dès 2006, avaient :

– recherché d’autres contributeurs plausibles à cette épidémie, au-delà des « big two », les 2 facteurs les plus fréquemment mis en cause dans les études, les travaux, les communications…, la réduction de l’activité physique et les pratiques alimentaires actuelles ;

– établi des thèmes et des projets de recherche sur des voies moins fréquentées ;

– identifié un ensemble de comportements obésogènes, ne faisant pas obligatoirement références aux calories alimentaires.

Pour revenir à Keith et 2006, il avait fait 10 propositions susceptibles de contribuer à une prise de poids. Parmi celles-ci, figuraient : le manque de sommeil, certains perturbateurs endocriniens, le maintien de la température de son environnement dans une zone de thermo-neutralité, l’arrêt du tabagisme, les effets iatrogènes de certains médicaments (au 1er plan desquels : les psychotropes, les antidépresseurs, les antidiabétiques, les antihypertenseurs, les contraceptifs…), l’augmentation de l’âge de la 1re grossesse…

Dans ce N°38 et en prolongement de ces travaux, dont ceux de Keith, la question d’une équipe canadienne est reprise car celle-ci se demande si la recherche axée sur les « big two » est la bonne. Ce travail retient 3 facteurs plausibles parmi les 9 qui sont étudiés : un sommeil insuffisant, la désinhibition et un faible apport alimentaire en calcium.

Avec ce N°38 et l’approche d’une nouvelle année, peut-être faut-il que nous aussi, nous ayons un nouveau regard sur cette littérature scientifique que nous veillons périodiquement pour vous.

Bonne lecture et tous nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2010.

Le service scientifique du CEDUS

Documents joints