Néonicotinoïdes, betteraves, sucre : après le temps des passions, le temps de l’engagement et de l’apaisement.

Néonicotinoïdes, betteraves, sucre

Après le temps des passions, le temps de l'engagement et de l'apaisement.

  • Auteur

    • Cultures Sucre
  • Typologie de contenu

Métiers et personnes - Filière sucre

Partager l'article :

Le projet de loi prévoyant l’autorisation dérogatoire de l’usage des néonicotinoïdes sur les betteraves à sucre a suscité un vif débat national et médiatique. Les passions engendrées par le débat public poussent certains à tenir des propos accusateurs, à encourager le boycott du sucre voire le vandalisme des paquets en rayon. 

Loin de ces extrêmes, doit maintenant venir le temps de la réalisation des engagements et du travail, et celui de l’apaisement.

Le temps des engagements et du travail

Le temps des engagements et du travail, afin de réussir la transition écologique dans les 3 années qui viennent. Car la filière s’est engagée à poursuivre et à amplifier ses recherches sur la betterave et à mettre en œuvre les plans de prévention et de recherche en partenariat avec l’INRAE, comme prévu par la loi, ainsi qu’avec les semenciers. Et attendant une solution alternative durable, la filière s’est engagée à faire le meilleur usage de cette dérogation, encadrée strictement dans le temps (à compter de 2021 et jusqu’en 2023), dans l’application (uniquement pour la betterave à sucre, et en enrobage des semences) et en transparence avec le Conseil de surveillance institué par la loi.

Loin de ces extrêmes, le temps de l’apaisement

Car nous continuerons à encourager à une consommation raisonnée de sucre comme nous le faisons dans nos communications depuis plusieurs années. Nous défendrons l’approche basée sur l’éducation alimentaire et au goût, donnant les bons repères de consommation, sans excès ni privation, et laissant une place au plaisir et au fait-maison, dans le respect des recommandations nutritionnelles officielles. 

Aujourd’hui et pour les semaines à venir, nous remercions les agriculteurs, les personnels en sucreries, les professionnels de l’agroalimentaire et des secteurs connexes et aval qui continuent de travailler chaque jour pour nous fournir une production locale de sucre, d’alcool, de bioéthanol et de coproduits destinés à l’alimentation animale.

Il est important de rappeler que dans le contexte sanitaire que nous connaissons, la production de betteraves sera plus que jamais nécessaire à la fabrication d’alcool entrant notamment dans la composition des gels hydro-alcooliques pour protéger les français.

Nous avons également une pensée particulière pour les métiers de bouche et de la restauration dont la mission de nous apporter plaisir et moments de partage est fortement perturbée par ce nouveau confinement.